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Nouveau système d'alerte aux tsunamis dans l'Atlantique

Notes d'allocution de
L'honorable Stockwell Day
Ministre de la Sécurité publique

Halifax (Nouvelle-Écosse)
Le 23 janvier 2007
Tel que prononcé

Merci Fred [Fred Stevenson, président du groupe de travail sur le Système d'alerte aux tsunamis dans l'Atlantique et coprésident du groupe de coordination intergouvernemental sur le Système d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique].

Je remercie également toutes les personnes présentes pour leur intérêt, plus particulièrement ceux et celles qui ont grandement contribué à concrétiser ce projet.

Je suis toujours content de visiter Halifax, plus particulièrement ce lieu patrimonial, où mon fils s'est marié l'été dernier.

Tout gouvernement doit assurer la sécurité de ses citoyens. Cette responsabilité primordiale du gouvernement fédéral englobe un large éventail de domaines.

Il y a deux semaines, des responsables provinciaux, territoriaux et fédéraux de la préparation et de la planification en cas d'urgence ont tenu une réunion sur la côte ouest canadienne afin d'aborder ces questions essentielles. Comme vous le savez, les urgences peuvent être causées par l'homme, comme dans le cas d'un attentat terroriste ou d'activités criminelles, mais elles peuvent aussi être le résultat d'une catastrophe naturelle ou d'une situation d'urgence.

Jusqu'à maintenant, il n'y avait pas de système intégré de détection permettant de donner une alerte au tsunami le long de la côte Atlantique et du golfe du Saint-Laurent. On oublie parfois qu'un incident semblable s'est déjà produit dans cette région du pays. En 1929, un tsunami, ayant pris naissance dans les Grands bancs, a frappé la région de l'Atlantique, touchant 50 collectivités de Terre-Neuve et Labrador, de l'île du Cap-Breton et de la Nouvelle-Écosse. Ce tsunami a tué 29 personnes et a laissé un grand nombre de personnes sans toit.

Il est très important de pouvoir avertir nos citoyens si un jour un tsunami menaçait à nouveau cette région du pays. Nous savons que ce genre de phénomène se produit habituellement dans la région du Pacifique. Cependant, la côte Est n'est pas à l'abri des tsunamis comme l'illustre l'incident de 1929.

Dans le cadre d'un projet dirigé par Pêches et Océans Canada, des représentants des ministères des Ressources naturelles, de l'Environnement et de Sécurité publique et de Protection civile ont uni leurs efforts afin de coordonner et d'intégrer différents systèmes.

Grâce à leur travail, je suis heureux de vous annoncer ce matin le lancement du Système d'alerte aux tsunamis dans l'Atlantique. Ce système est le fruit des efforts déployés conjointement par le gouvernement du Canada, les cinq provinces le plus à l'est du pays et la National Oceanographic and Atmospheric Administration, ou NOAA, des États-Unis.

En raison de l'expertise apportée par bon nombre de personnes, nous disposerons ici, dans le Canada Atlantique, d'un système d'alerte en cas de tsunamis. Il est soulageant de savoir qu'un système intégré pouvant également prédire les ondes de tempête, qui se produisent souvent sur la côte Est, est maintenant en place.

En utilisant les données sur l'activité sismique produites en temps réel par Ressources naturelles Canada, les spécialistes de NOAA peuvent aviser le Centre de prévision des intempéries. Ce centre diffusera des alertes au tsunami aux responsables de la gestion des urgences et aux médias, ainsi qu'à la Garde côtière qui les transmettra aux marins.

Le nouveau système d'alerte, comme je l'ai déjà mentionné, est le fruit d'une collaboration étroite entre différents ordres de gouvernement et ministères fédéraux.

Le ministère des Pêches et des Océans a amélioré de nombreux marégraphes dans l'Atlantique afin de collecter des données de qualité que le Centre de prévision des intempéries de la région de l'Atlantique, dirigé par Environnement Canada, peut surveiller afin de détecter les tsunamis.

En collaboration avec Pêches et Océans Canada, le ministère des Ressources naturelles déterminera s'il existe un danger. Toute l'information sera transmise simultanément au Centre des opérations du gouvernement, qui est situé à Ottawa. Le Centre surveillera de manière centrale la situation et acheminera les messages et les éléments des alertes. Le ministère de la Sécurité publique coordonnera l'intervention des organismes fédéraux et provinciaux concernés, des premiers intervenants et des autres groupes et personnes sur place, qui prendront les mesures nécessaires.

Le système représente une mesure de prévention importante qui permettra d'alerter la population de la possibilité d'une catastrophe. Il permettra d'éviter les conséquences catastrophiques d'un tsunami. Les Canadiens et les Canadiennes bénéficieront d'une protection accrue grâce au travail des représentants des différents ordres de gouvernement.

Pour terminer, je tiens à remercier de nouveau toutes les personnes qui ont participé à cette initiative ainsi que les représentants et les spécialistes avec lesquels vous avez collaboré. Je vous suis reconnaissant de votre engagement à l'égard de la sécurité de l'ensemble de la population canadienne, plus particulièrement des habitants et des habitantes des provinces de l'Atlantique.

Merci.