Annonce faite en compagnie du ministre de la Justice portant sur la création du Bureau de l'ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels
Notes d'allocution de
L'honorable Stockwell Day
Ministre de Sécurité publique Canada
Le 16 mars 2007
Tel que prononcé
Je vous remercie, Rob.
Mesdames et Messieurs, le gouvernement du Canada est fier d'annoncer la création du Bureau de l'ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels.
Le gouvernement a écouté les préoccupations des victimes. Aujourd'hui, nous respectons notre engagement envers la population canadienne.
Comme mon collègue vient tout juste de le dire, nous accordons 52 millions de dollars pour les victimes d'actes criminels, ce qui correspond à 13 millions de dollars par année pour une période de quatre ans.
Mesdames et Messieurs, il est très encourageant de constater la diversité des personnes présentes aujourd'hui, parmi lesquelles se trouvent des hommes et des femmes que nous venons tout juste de rencontrer à l'occasion d'une table ronde. Il s'agit de victimes d'actes criminels ou des proches de victimes. Parmi elles, soulignons la présence de la sénatrice Marjorie LeBreton.
Je suis toujours frappé par le fait que peu importe le temps qui s'est écoulé depuis un incident, il est toujours difficile d'en relater les circonstances, même dans le but d'améliorer le système de justice. Je suis touché de voir que des personnes qui ont souffert à la suite d'un incident malheureux, ou qui éprouvent toujours de la douleur, ont décidé de se rassembler pour chercher à faire en sorte que les répercussions d'un acte criminel sur une victime soient minimisées.
Le gouvernement du Canada a indiqué qu'il voulait mettre l'accent sur les besoins des victimes d'actes criminels. Oui, ceux qui commettent des crimes possèdent des droits, mais nous ne pouvons oublier les victimes d'actes criminels ou les personnes qui ont souffert à la suite de ces crimes.
Nous entendons trop souvent les victimes d'actes criminels déclarer qu'elles n'ont pas voix au chapitre au sein du système de justice, qu'elles ont de la difficulté à accéder aux services dont elles ont besoin ou que l'on ne prête pas attention à ce qu'elles ont vécu et à ce qu'elles continuent d'endurer.
Le gouvernement du Canada a écouté les préoccupations des victimes d'actes criminels. Nous estimons qu'il est temps de faire passer leurs intérêts en premier.
Nous mettons sur pied le Bureau de l'ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels, qui aidera les victimes de délinquants sous responsabilité fédérale. Par conséquent, le Bureau travaillera de concert avec le Service correctionnel du Canada et la Commission nationale des libérations conditionnelles.
En ce qui a trait plus spécifiquement au ministère de la Sécurité publique du Canada, nous augmenterons le financement accordé à la Commission nationale des libérations conditionnelles pour appuyer les victimes lors des audiences et pour assurer divers services allant de l'offre de services dans les deux langues officielles au partage accru d'informations.
Je suis sensible à cette occasion que nous avons d'entendre les témoignages de victimes d'actes criminels.
Je vous remercie.