Annonce de financement pour la prévention du crime
Discours prononcé par
L'honorable Stockwell Day
Ministre de la Sécurité publique
Détachement principal de la GRC, à Vancouver (C.-B.)
Le 23 août 2007
Tel que prononcé
Merci Pierre [Sergent Pierre Lemaître, Division E de la GRC] pour cette présentation. Merci, mesdames et messieurs, de votre accueil chaleureux et de l'intérêt que vous manifestez envers l'annonce que nous allons faire aujourd'hui.
À mon avis, la première responsabilité de tout ordre de gouvernement est d'assurer la sécurité et la protection de ses citoyens. Les citoyens s'attendent à des rues et à des collectivités sécuritaires, où les enfants peuvent jouer, où les personnes âgées peuvent se promener et où les gens peuvent mener toutes les activités sans avoir peur.
Je suis ravi d'être ici aujourd'hui, à la Division E, pour faire cette annonce. Je suis déjà venu ici et j'ai fait une visite complète des lieux. J'ai vu le bon travail que les membres de la GRC font ici ainsi que le travail qu'ils accomplissent en collaboration avec d'autres corps policiers avec qui ils échangent des renseignements essentiels dans le cadre de leur travail.
Le gouvernement du Canada s'efforce d'assurer la sécurité et la protection de ses citoyens de plusieurs façons. Nous savons à quel point il est important d'avoir suffisamment de patrouilleurs pour assurer la sécurité dans nos rues. Lors du dernier budget, nous nous sommes engagés à doter 1 000 postes supplémentaires à la GRC, d'un océan à l'autre.
Ce projet est déjà en cours. Un montant de 37 millions de dollars a été consacré à l'agrandissement de la Division Dépôt, à Regina, pour former de nouveaux agents. Nous nous sommes aussi engagés à embaucher 2 500 policiers municipaux à la grandeur du pays.
Maintenant, le programme fédéral pour la GRC est entièrement financé par le gouvernement fédéral. Toutefois, le programme municipal sera un programme à coûts partagés avec les provinces. J'ai amorcé des discussions avec mes homologues, les solliciteurs généraux et les procureurs généraux de tout le pays, pour déterminer les modalités du programme et établir la meilleure entente de partage des coûts possible.
Pour accroître la sécurité, nous avons aussi embauché 400 agents frontaliers pour prêter main forte aux agents qui travaillent seuls dans certains endroits éloignés du pays. Nous avons également beaucoup investi dans la formation des agents frontaliers à la grandeur du pays et nous leur avons procuré des armes de poing. Le premier groupe d'agents a terminé sa formation il y a environ deux semaines, un autre groupe la terminera la semaine prochaine et ainsi de suite. Nous respectons nos engagements. Voilà pour ce qui est du côté de l'application de la loi.
Pour que nos policiers et nos systèmes judiciaires aient à leur disposition les outils dont ils ont besoin pour lutter contre la criminalité, surtout les crimes graves, nous avons besoin de nous pencher sur l'aspect législatif de la question. Nous avons donc présenté des projets de loi dans quelques domaines clés. Nous pensons, par exemple, qu'une personne qui a commis de multiples crimes graves devrait à un moment donné être considérée comme un délinquant dangereux. Je ressens les mêmes frustrations que les citoyens quand ils voient un reportage sur quelqu'un qui a commis un crime grave et qui continue à avoir droit à la libération d'office, à marcher librement dans les rues et à présenter un danger pour la population.
Même si je crois à la réadaptation et si je crois qu'un changement peut se produire dans le cœur d'une personne et que celle-ci peut retourner dans la collectivité pour y jouer un rôle positif, je crois qu'il y a des cas où une personne doit simplement être considérée comme dangereuse et doit rester derrière les barreaux pour que les citoyens soient en sécurité.
Nous avons aussi présenté un projet de loi concernant les crimes commis à l'aide d'armes à feu. Nous croyons que des peines d'emprisonnement obligatoires devraient être imposées aux délinquants qui commettent de tels crimes à répétition. C'est pourquoi nous avons présenté un projet de loi à cet effet. Nous croyons qu'il devrait y avoir un moment où, selon son casier judiciaire et le nombre de crimes qu'il a commis, c'est au délinquant de prouver qu'il devrait être remis en liberté sous caution et non pas au gouvernement. C'est ce que l'on appelle le fardeau de la preuve inversée. Je précise encore une fois que cette mesure s'appliquerait aux personnes commettant à répétition des crimes graves.
Des organisations policières de tout le pays nous ont dit que, pour les aider à découvrir et à arrêter des prédateurs qui utilisent Internet ou d'autres moyens pour exploiter les enfants, il faudrait augmenter l'âge du consentement pour les relations sexuelles entre un mineur et un adulte. Nous parlons ici d'activités sexuelles entre des mineurs et des adultes. Au Canada, l'âge du consentement est encore de 14 ans, un des plus bas dans le monde libre. Dans de nombreux pays, l'âge du consentement est de 18 ans. Nous voulons l'augmenter à 16 ans. Ainsi, nous prenons des mesures sur le plan législatif pour essayer de changer les choses et nous prenons des mesures sur le plan de l'application de la loi pour essayer de rendre notre pays encore plus sécuritaire qu'il ne l'est déjà.
Ce sont là quelques exemples des mesures que nous prenons sur le plan législatif et sur le plan de l'application de la loi. Tout comme nous avons besoin de ce que j'appelle « bras fort de la loi » pour assurer la sécurité de nos rues, nous avons aussi besoin « des bras ouverts de la collectivité ». C'est la raison pour laquelle nous nous tournons vers les collectivités, pour qu'elles déterminent ce dont elles ont besoin à l'échelle locale pour présenter le type d'activités de sensibilisation et de programmes qui offriront des solutions de rechange aux citoyens – surtout aux jeunes – pour les empêcher de se livrer à des activités criminelles. Ces activités pourraient avoir de graves conséquences pour eux durant toute leur vie et des conséquences pour les victimes de leurs crimes.
C'est ce dont nous parlons aujourd'hui, c'est-à-dire du Programme national de prévention du crime. J'ai annoncé il y a plusieurs mois qu'un montant de 16,1 millions de dollars avait été alloué à des groupes et à des organismes locaux qui savent ce qui se passe sur le terrain dans leur région. Ils ont des programmes et, pour déterminer les programmes qui devraient être financés, il suffit simplement de se poser la question suivante : « Qu'est-ce qui fonctionne? »
Qu'est-ce qui fonctionne? Quelles sont les stratégies connues qui permettent de réduire la criminalité, en particulier chez les jeunes à risque?
Par ailleurs, nous n'arrivons pas dans une collectivité en disant : nous sommes le gouvernement fédéral, voilà le programme fédéral que nous avons élaboré, il ne vous reste plus qu'à le mettre en place. Nous savons que les programmes qui fonctionnent à l'échelle locale sont parfois mis en œuvre en collaboration avec des organisations policières, parfois avec des ministères provinciaux de la Justice et souvent avec des organismes et des organisations à but non lucratif. Vous êtes les mieux placés pour savoir quels sont les programmes qui donnent de bons résultats, car vous connaissez les problèmes que vous avez à régler.
Dans cette optique, je suis heureux de vous annoncer qu'un montant de 2,7 millions de dollars a été alloué à neuf organismes différents de la province pour leur permettre de mettre en œuvre des stratégies de prévention du crime, de tendre la main aux jeunes et aux familles à risque, de rendre nos rues plus sécuritaires et d'offrir des solutions de rechange aux jeunes qui, autrement, pourraient aller dans la mauvaise direction.
J'aimerais souligner la présence de quelques groupes. Salutations à la Vancouver Native Health Society. Il y a aussi le Surrey School District no 36, dont l'excellent programme a été financé. Je vous remercie d'être là et de mettre en œuvre le projet Straight Talk. Merci à la Vancouver Coastal Health Authority, à la British Columbia Crime Prevention Association, au BC Crime Prevention and Community Safety Resource Network et à la Young Women's Christian Association of Vancouver. Vous faites tous un excellent travail. Je vous en remercie.
Merci aussi à la Prince George Urban Aboriginal Justice Society et à la Cowichan Women Against Violence Society pour leurs programmes, notamment le Safety Futures Program. Et merci à la Port Alberni Women's Resources Society et au Selkirk College, qui ont mis en œuvre un programme appelé Boundary Comprehensive Community Safety Initiative.
Voilà un portrait de collectivités qui ont à cœur le bien-être de leurs citoyens, qui ont des réponses et qui proposent des solutions.
Je veux remercier les membres de ces organismes qui sont ici aujourd'hui et ceux qui sont en train de travailler pour mettre en œuvre tous ces projets. Je crois qu'ils vont avoir une incidence sur les personnes qui sont touchées par ces groupes particuliers. Je vous remercie d'être là. Je vous remercie également de votre intérêt et du bon travail que vous accomplissez et que nous sommes heureux de financer aujourd'hui.
Merci.