Symbole du gouvernement du Canada

Common menu bar links | Liens de navigation communs

Annonce de financement pour la prévention du crime

Discours prononcé par
L'honorable Stockwell Day
Ministre de la Sécurité publique

Service de police de Winnipeg
le 23 août 2007
Tel que prononcé

Merci Vic. [Vic Toews, président du Conseil du Trésor]. Mesdames et messieurs, chef Zacharias [Menno Zacharias, chef de police par intérim, Service de police de Winnipeg], je vous remercie d'exercer vos fonctions pour faire avancer les choses. Joy [Joy Smith, députée de Kildonan-St. Paul], merci d'être parmi nous.

Il m'est facile de dire, parce que c'est vrai, que le ministre Toews et la députée Joy Smith sont probablement les deux plus ardents défenseurs des enjeux qui touchent cette ville et cette province. Joy, l'expérience que vous avez acquise à titre d'éducatrice et de chercheure dans ces domaines, votre précédente nomination à titre de Femme de l'année et le travail que vous accomplissez présentement dans le domaine de la traite des personnes sont des atouts extrêmement importants dans le cadre des efforts que nous déployons pour lutter contre la criminalité. M. le ministre Chomiak [David Chomiak, ministre de la Justice et procureur général du Manitoba], je suis ravi de vous voir parmi nous. Comme Vic l'a mentionné, je sais que vous partagez nos préoccupations.

Nous estimons que la responsabilité première de tout ordre de gouvernement est d'assurer la sécurité et la protection de ses citoyens. Nous nous acquittons de cette obligation de différentes façons. À l'échelle fédérale, nous avons certaines responsabilités que nous prenons très à cœur et dont nous nous acquittons avec vigueur. Notre premier ministre veut que nous soyons en mesure de respecter nos engagements en matière de sécurité envers les Canadiens d'un océan à l'autre.

Plusieurs mesures doivent être prises dans le domaine de la sécurité. Pour l'aspect de l'application de la loi, nous avons des policiers, des hommes et des femmes en uniforme qui affrontent souvent le danger pour nous protéger, pour protéger nos enfants et pour protéger les citoyens. À cette fin, comme vous le savez probablement, nous sommes en train de donner suite à notre engagement de doter 1 000 postes de plus à la GRC dans l'ensemble du Canada.

Nous avons commencé cela par un investissement de 161 millions de dollars. Un autre investissement sert à agrandir les installations de formation à la Division Dépôt, à Regina. Nous voulons nous assurer que notre processus de recrutement nous permettra de former un plus grand nombre d'agents qui travailleront dans les rues.

Nous nous sommes aussi engagés à affecter 2 500 policiers municipaux de plus dans les rues de tout le pays. J'ai amorcé des discussions avec mes homologues, les solliciteurs généraux et les procureurs généraux à la grandeur du Canada.

Le gouvernement fédéral supporte la totalité des coûts liés à l'embauche des 1 000 nouveaux postes à la GRC, mais l'initiative concernant les policiers municipaux fait l'objet d'un programme de partage des coûts avec les provinces. Dave, je pense qu'il s'agit d'un des points que vous allez aborder plus tard au cours de cette réunion et je vais écouter votre présentation avec un très grand intérêt.

Voilà pour la question des agents chargés d'effectuer leur travail dans les rues. Nous devons également parler de l'aspect législatif, et je crois que le ministre Toews a certainement ouvert la voie au Canada dans ce domaine à titre de ministre de la Justice. D'importantes mesures législatives aideront non seulement nos policiers à s'acquitter des tâches qui leur incombent mais aideront également le système judiciaire à mieux fonctionner.

Ainsi, nous avons déposé un projet de loi sur les délinquants dangereux. Nous croyons tous à la réadaptation. Nous croyons qu'un changement peut se produire dans le cœur d'une personne et lui faire renoncer à ses activités criminelles. Mais, vous savez, nous croyons aussi qu'une personne qui a commis de nombreuses infractions avec violence ne peut tout simplement pas rester en liberté.

Nous croyons que, pour réduire le nombre de crimes commis à l'aide d'une arme à feu, nous devons imposer des peines d'emprisonnement obligatoires, surtout dans le cas des récidivistes. Le projet de loi que nous proposons suit son cours. Nous croyons que c'est aux délinquants qui commettent des crimes graves à répétition de prouver au juge qu'ils devraient être mis en liberté sous caution en attendant leur procès. Nous savons que de dangereux récidivistes peuvent commettre de nouveaux crimes pendant qu'ils sont en liberté sous caution. Les citoyens n'acceptent pas cette situation.

Dans le domaine de la lutte contre l'exploitation sexuelle des jeunes, nous savons que l'âge actuel du consentement entre un adulte et un mineur, qui est de 14 ans au Canada, est un des plus bas au monde. Des policiers nous disent qu'ils pourraient faire de grands progrès en s'attaquant aux questions liées à l'exploitation des enfants sur Internet, à la traite des personnes et au passage de clandestins. Nous sommes en train de parler d'adultes et d'enfants et nous croyons que l'âge du consentement devrait être d'au moins 16 ans. Nous avons déposé un projet de loi à ce sujet, qui suit son cours.

Nous ne devons pas oublier l'aspect préventif, et c'est là le but de la présentation d'aujourd'hui. Il faut tenir compte de la prévention, elle doit faire clairement partie de notre stratégie. Nous devons rejoindre les jeunes, d'abord et avant tout.

Dans le cadre du Programme national de prévention du crime, nous avons annoncé il y a quelques mois un investissement de 16,1 millions de dollars destiné aux collectivités à l'échelle locale, aux groupes et aux organisations qui travaillent dans la rue et qui connaissent les problèmes qui doivent être réglés dans leur région. Ils ont des programmes et, pour déterminer les programmes qui devraient être financés, il suffit simplement de se poser la question suivante : « Qu'est-ce qui fonctionne? »

Qu'est-ce qui fonctionne? Quelles sont les stratégies connues qui permettent de réduire la criminalité, en particulier chez les jeunes à risque?

Nous utilisons certains critères pour déterminer les programmes qui peuvent être financés. Nous voulons des programmes axés sur les familles et les jeunes qui sont vulnérables et qui, par conséquent, sont à risque. Nous voulons mettre l'accent sur les activités liées aux gangs et à la drogue. Nous voulons des programmes qui visent à réduire le taux de récidive. Nous voulons des programmes qui répondent aux besoins des collectivités autochtones.

Voilà les types de programmes que nous voulons financer, car nous savons que ces programmes peuvent fonctionner. Notre intention n'est pas de proposer un programme fédéral et d'en expliquer le fonctionnement. Nous estimons que c'est vous, qui mettez ces programmes en œuvre à l'échelle locale, qui connaissez les pressions uniques et particulières auxquelles vous devez faire face et nous voulons vous donner des fonds pour que vous puissiez mettre en œuvre ces programmes.

Nous pouvons compter sur ce que nous appelons le bras fort de la loi : des hommes et des femmes en uniforme qui assurent notre protection et notre sécurité. Nous pouvons aussi compter sur les bras ouverts de la collectivité : des organisations qui, en collaboration avec les services de police, offrent le type de programmes qui peuvent et qui, nous en sommes persuadés, permettront de réduire le taux de criminalité.

Vic, vous avez abordé un autre sujet de préoccupation : les courses de rue. Je compatis à la douleur de la famille de James Dwayne, un cycliste tué par un chauffard qui conduisait un véhicule volé. C'est la deuxième fois en trois mois environ qu'une pareille tragédie se produit dans le nord de la ville.

Tous les investissements que nous annonçons aujourd'hui visent à réduire ce type de tragédies. Monsieur le ministre, je ne sais pas s'il y a d'autres représentants de la Division des services correctionnels du ministère de la Justice du Manitoba présents ici aujourd'hui mais, vous, vous êtes là. Y a-t-il des représentants du Conseil multiconfessionnel d'aide à l'établissement des immigrants au Manitoba? Oui. Merci d'être là. J'apprécie. Et du Ginew Wellness Centre? Excellent. Content de vous voir. Merci. Des représentants du Crossing Communities Art Project, de Ka Ni Kanichihk Inc.? Merci d'être là. Je l'apprécie. Il y a aussi des représentants du projet Building Healthy Shamattawa, de la Four Arrows Regional Health Authority et du Rolling River Community Healing Project.

Je suis fier d'annoncer un investissement de 2,4 millions de dollars pour mettre en œuvre les huit projets de ces organismes, qui visent les personnes vulnérables de nos collectivités, celles qui sont à risque, surtout les jeunes, et qui permettront de leur offrir d'autres choix et des solutions de rechange. Je crois que la mise en œuvre de ce genre de programmes nous permettra de bâtir des collectivités plus sécuritaires et plus saines.

Je dis un grand merci à toutes les personnes qui représentent ces organisations d'être là aujourd'hui. Je vous remercie du travail que vous faites. Je remercie également mes collègues. Des collectivités solides et en santé forment une nation solide et en santé.

Je vous remercie de contribuer à cet objectif.