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Annonce de financement pour la prévention du crime

Notes pour une allocution de
l'honorable Stockwell Day,
ministre de la Sécurité publique

Hamilton (Ontario)
Le 10 janvier 2008
Tel que prononcé

Merci. Je suis heureux de constater la présence de représentants de nos services de police, de chefs de police, de membres de la collectivité et de jeunes.

Lorsque nous parlons de la prévention du crime, nous pensons à la sécurité et au sentiment de sécurité dans nos collectivités. C'est là une des priorités de notre gouvernement – la sécurité dans nos rues et nos collectivités. Nous croyons que notre approche permet de réduire le crime.

La prévention est importante. Nous adoptons une approche à deux volets pour veiller à la sécurité des collectivités à la grandeur du Canada. Un de ces volets est évidemment l'application de la loi. C'est pourquoi nous nous sommes engagés à ajouter 1000 nouveaux postes à la GRC partout au pays et nous avons déjà commencé à financer ces postes. Nous nous sommes aussi engagés à embaucher 2500 agents de police municipaux supplémentaires au pays, et ce, dans le cadre d'un programme à frais partagés avec les provinces.

Nous sommes conscients que nos hommes et nos femmes en uniforme ont aussi besoin d'outils législatifs pour pouvoir effectuer leur travail. En matière de lutte contre la criminalité, plus particulièrement contre les crimes graves et violents et aussi la récidive, nous souhaitons que les auteurs de ces actes criminels soient mis hors d'état de nuire. C'est pourquoi nous avons l'ultime conviction que des peines d'emprisonnement minimales obligatoires plus lourdes devraient être imposées aux auteurs de crimes graves commis à l'aide d'une arme à feu.

Une disposition de notre vaste projet de loi sur la lutte contre la criminalité prévoit faire passer de 14 à 16 ans l'âge du consentement entre un mineur et un adulte – on ne parle pas ici du consentement entre deux adolescents. Les services de police ont demandé cela avec vigueur pendant des années parce qu'ils seraient ainsi mieux outillés pour lutter contre les prédateurs et les pédophiles, surtout ceux qui se servent d'Internet pour tenter d'exploiter des jeunes.

C'est le volet de l'application de la loi, c'est-à-dire le bras fort de la loi. Nous parlons aussi des bras ouverts de la collectivité, et c'est là qu'entre vraiment en ligne de compte le volet de la prévention. Nous soutenons financièrement des groupes locaux qui savent comment intervenir auprès des jeunes et des familles à risque, ainsi que dans les collectivités aux prises avec des activités criminelles ou des gangs.

Dans chaque région du pays, il se trouve des personnes, des groupes et des associations qui savent ce qui se passe sur le terrain et dans les localités où vivent des personnes à risque. Ils savent quels jeunes sont à risque. Par exemple, un jeune suspendu de l'école pour la première fois est une personne à risque. Cette situation peut faire en sorte qu'il se sente plus isolé et l'amener à participer aux activités d'un groupe dans lequel il aura l'impression d'être accepté.

De nombreux jeunes qui adhèrent à des gangs cherchent simplement à se faire accepter. Les jeunes d'aujourd'hui doivent savoir que la société les accepte et qu'ils peuvent compter sur l'aide d'intervenants qui souhaitent les appuyer et les encourager, de telle sorte qu'ils ne sortent pas du droit chemin.

Ce sont là les types de groupes que nous soutenons financièrement au pays au moyen du Programme national de prévention du crime. Nous disposons aussi d'un autre programme qui a été annoncé récemment par le premier ministre, soit la Stratégie nationale antidrogue. Cette stratégie fait l'objet d'un budget de 63 millions de dollars. Environ le tiers de cette somme est destiné au volet de l'application de la loi, tandis que les deux tiers iront à des programmes de liaison, d'éducation, de sensibilisation et de traitement.

Notre approche est donc axée sur deux volets, lesquels sont nécessaires pour que nous obtenions de bons résultats.

Je suis très heureux d'annoncer aujourd'hui que 16 projets réalisés en Ontario recevront 7,7 millions de dollars de notre Programme national de prévention du crime. Ces projets visent à intervenir auprès de jeunes à risque et d'autres personnes. Ils permettront non seulement de réduire la criminalité, mais aussi d'améliorer la vie des jeunes ciblés par ces interventions.

Permettez-moi de parler brièvement des types de groupes et de personnes qui bénéficieront de ces fonds.

La Durham Family Court Clinic recevra des fonds pour son programme d'intervention précoce auprès de membres de gangs. Elle vise à aider 75 jeunes âgés de 12 à 18 ans.

L'Arladun Somali-Canadian Society obtiendra du financement pour son programme de médiation et de résolution des conflits par des pairs.

Le Community Microskills Development Centre recevra une aide financière pour administrer le programme Youth Engagement Project for At-Risk Youth à Etobicoke-Nord.

Aussi, un programme sera mis en œuvre par l'organisme Living Rock Ministries ici même à Hamilton. Le Living Rock Gang Prevention Project met l'accent sur l'amélioration des initiatives de vie communautaire à Hamilton en encourageant les comportements sociaux positifs chez les jeunes à risque ou les jeunes de la rue âgés de 13 à 25 ans.

Ce ne sont là que quelques-uns des projets que nous finançons aujourd'hui, des projets qui auront d'importantes répercussions dans nos collectivités.

C'est pourquoi je tiens à vous remercier. Je sais que des représentants des divers groupes sont présents ici aujourd'hui. Votre travail sur le terrain permettra aux projets d'être efficaces. Vous êtes à l'écoute de la collectivité où vous habitez, et nous fondons beaucoup d'espoir en vous. Chose plus importante encore, des jeunes et des familles comptent sur votre aide.

Je vous remercie donc de votre engagement.