Les programmes et les traitements efficaces
Les programmes de traitement aident les délinquants à acquérir les compétences nécessaires pour mieux maîtriser leur colère et leurs émotions et pour résoudre leurs problèmes de façon efficace.
Les programmes et les traitements efficaces
Les programmes de traitement offerts dans les pénitenciers canadiens aident les détenus à transformer leur vie. Il ne fait pas de doute que la plupart des délinquants sont aux prises avec des défis sociaux dont la gravité varie entre modérée et élevée. Il est très difficile de changer des attitudes et des comportements, mais le gain est énorme. Des programmes de traitement efficaces contribuent à la sécurité de la société, parce qu'ils font réduire le risque que quelqu'un commette une nouvelle infraction après avoir purgé sa peine.

Un traitement qui correspond au crime
Les programmes de traitement offerts dans les prisons du Canada ont des fondements scientifiques découlant de recherches sociales et comportementales. Le Service correctionnel du Canada a à sa disposition des outils qui permettent de déterminer le niveau de risque que présentent les délinquants et leurs besoins en matière de traitement. La recette du succès, c'est un bon traitement au bon moment.
Les besoins des délinquants sont évalués au tout début de leur incarcération. En fonction de ces besoins, on établit un plan correctionnel qui comprend des programmes de traitement visant à s'attaquer aux problèmes particuliers à l'origine des antécédents criminels. Des programmes spéciaux ont été conçus à l'intention des femmes, des délinquants autochtones et des délinquants sexuels.
Notre approche fonctionne
[1]
En 2003-2004, le pourcentage de délinquants qui ont complété avec succès :
- La semi-liberté était de 84,8 %
- La liberté conditionllle total était de 73,1 %
- La liberté d'office était de 58,2 %
- En 2003-2004, moins de 0,5 % des périodes de semi-liberté ont pris fin à la suite d'une infraction avec violence.
- En 2003-2004, moins de 1 % des périodes de liberté conditionnelle totale ont pris fin à la suite d'une infraction avec violence.
- En 2003-2004, moins de 2,5 % des périodes de liberté d'office ont pris fin à la suite d'une infraction avec violence.

Surveillance dans la collectivité
Plus les délinquants établissent de liens prosociaux dans la collectivité, plus ils ont de chances de réussir leur réinsertion sociale.
Les recherches ont révélé que les délinquants réussissent mieux après leur mise en liberté s'ils peuvent compter sur un soutien pour les aider à relever les nombreux défis d'une nouvelle vie. Les personnes qui sont incarcérées jusqu'à la toute fin de leur peine et qui ne bénéficient pas de la surveillance dans la collectivité courent un plus grand risque de commettre un nouveau crime. Étant donné que presque tous les délinquants sortent, tôt ou tard, de prison, il est dans l'intérêt de la société de faire de leur réinsertion sociale un succès.
En temps de surveillance dans la collectivité, les délinquants doivent respecter des règles strictes. Ils doivent se rapporter régulièrement à un agent de libération conditionnelle et à la police. Habituellement, leur libération est assortie de certaines conditions telles que l'interdiction de consommer de l'alcool ou de fréquenter certaines personnes. Les agents de libération conditionnelle aident également les délinquants à avoir accès à d'importants services communautaires, tels que counselling, éducation, formation et aide à la recherche d'emploi.
Le personnel du Service correctionnel du Canada se sert des informations obtenues de divers partenaires du système de justice pénale tels que la police, les tribunaux et les psychologues pouvant aider à déterminer les besoins des délinquants en matière de traitement.

Le problème des sanctions
Il y en a qui croient que les sanctions sévères imposées aux délinquants – comme des camps de type militaire – sont un moyen approprié de protéger la société. Il est important de noter que des sanctions plus sévères sont liées directement à un taux plus élevé de récidive. Les programmes de traitement fondés sur les sciences socio-comportementales ne sont peut-être pas parfaits, mais ils ont fait leurs preuves pour ce qui est d'aider les délinquants à transformer leur vie.
Si la sécurité publique est ce qui compte le plus, alors le traitement est plus efficace que les sanctions.
La transition vers la vie postcarcérale est davantage susceptible de réussir lorsqu'un délinquant est sous surveillance dans la collectivité.
- [1] Source : Aperçu statistique : Le système correctionnel et la mise en liberté sous condition, décembre 2004.
Les données statistiques de ce rapport font référence aux remises en liberté qui se sont terminées à la fin d'une année fiscale.