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Le projet Just TV

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Le projet Just TV est une initiative qui s’adresse aux adolescents et aux jeunes adultes autochtones âgés de 16 à 24 ans impliqués dans un gang et qui habitent à Winnipeg. Ce projet offre aux jeunes la possibilité de participer à un programme artistique en vue de les amener à cesser de participer aux activités liées aux gangs. Ce projet est financé par le Fonds de lutte contre les activités des gangs de jeunes du Centre national de prévention du crime, qui fait partie de Sécurité publique Canada, et est offert par le Broadway Neighbourhood Centre (BNC), un organisme sans but lucratif d’initiative populaire qui vise à améliorer la qualité de vie des résidants du secteur. Lancé le 1er juin 2007, Just TV est un projet pilote dont l’évaluation se fera jusqu’au 31 mars 2011.

Le Broadway Neighbourhood Centre (BNC) et l’organisme Resource Assistance for Youth font partie du réseau West Broadway Youth Service Providers, un regroupement d’organismes au service des jeunes dans le quartier. Ce regroupement d’organismes a constaté que des gangs étaient très actifs dans le secteur de West Broadway et que les jeunes à risque élevé étaient de plus en plus impliqués dans les activités de ces gangs et dans les crimes de rue qui en découlent[1].

D’après les profils de quartier de la ville de Winnipeg, presque 14,1 % de la population du secteur de West Broadway est âgée de 20 à 24 ans[2]. C’est le double de ce que l’on observe ailleurs à Winnipeg (7 %)[3]. Dans ce quartier, 64,4 % de la population a un revenu inférieur à la moyenne des foyers à faible revenu, presque le triple de celui de Winnipeg dans son ensemble (20,3 %)[4]. Cet agencement d’une population importante de jeunes, du taux élevé de pauvreté et des facteurs de stress social connexes créent un milieu qui favorise la vulnérabilité chez les jeunes. Dans un tel milieu, les gangs de rue deviennent une solution de rechange viable à un mode de vie marginal où les possibilités légitimes sont limitées[5].

Le projet Just TV a été élaboré en collaboration avec des partenaires et des intervenants de la collectivité et il s’inscrit dans la Stratégie de réduction des activités de gangs parmi les jeunes du Manitoba. Cette Stratégie est une approche en trois volets qui combine des efforts axés sur la prévention, l’intervention et la répression. Elle comprend à la fois des interventions directes, des efforts complémentaires et des partenariats avec des organismes d’application de la loi et des organismes communautaires.

Le projet Just TV cible de multiples facteurs de risque, tels que la toxicomanie, le manque d’influences et de modèles de comportement positifs, les antécédents familiaux d’activités liées aux gangs, les faibles résultats scolaires, l’absence d’emploi, les comportements antisociaux et les démêlés avec la justice.

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Sources des données scientifiques

Le projet Just TV comprend des activités axées sur le travail de proximité, le soutien et l’acquisition de compétences. Il s’inspire de données scientifiques issues du modèle exhaustif de l’OJJDP (ou modèle Spergel), du Philadelphia Youth Violence Reduction Partnership (YVRP) et du Projet national de démonstration sur les arts et les jeunes.

Modèle exhaustif de l’OJJDP (ou modèle Spergel)

Le modèle Spergel est une approche triple et équilibrée qui fait appel à des activités de prévention, d’intervention et de répression. Le modèle repose sur l’hypothèse selon laquelle la présence des gangs devient un grave problème chronique dans les collectivités où les organisations clés sont mal intégrées et où il n’y a pas suffisamment de ressources pour cibler les membres des gangs.

Pour résoudre ces problèmes, le modèle exhaustif de Spergel compte sur des organismes de la collectivité, notamment des organismes d’application de la loi, des organismes de services sociaux et des organismes locaux, afin de mettre en place une approche collective mieux intégrée. Le principal objectif du modèle Spergel consiste à réduire et à prévenir les crimes et les actes violents commis par des gangs.

Le modèle a été mis à l’essai dans le quartier Little Village à Chicago, en Illinois, à partir de 1992. Après avoir été modifié, il est devenu le Comprehensive Community-Wide Gang Model de l’OJJDP en 1995 et il a été mis en œuvre et testé dans cinq villes aux États-Unis. L’évaluation du modèle Spergel a permis de tirer les conclusions suivantes :

  • Les actes de violence graves chez les membres des gangs visés étaient moins nombreux que chez les membres de gangs comparables dans la région. En effet, le nombre d’arrestations pour des crimes graves liés à un gang (en particulier les coups et blessures et les voies de fait graves) était moins élevé chez les membres des gangs visés que chez les membres d’un groupe témoin issus d’un même gang et de membres d’autres gangs du quartier Little Village;
  • Le recours à une combinaison de diverses interventions sociales faisant appel à des intervenants jeunesse et à des techniques de suppression était plus efficace dans le cas des jeunes plus violents, tandis que le seul recours aux intervenants jeunesse était plus efficace dans le cas des jeunes moins violents;
  • Il semble que le projet ait permis d’aider les jeunes plus âgés à limiter considérablement leurs activités criminelles (surtout les actes de violence) plus rapidement que si aucun service ne leur avait été offert;
  • Le projet a été particulièrement efficace pour réduire le nombre d’arrestations liées à la drogue chez les jeunes qui participaient au programme à temps plein comparativement aux jeunes qui n’y ont participé que partiellement, chez qui le taux d’arrestation pour des infractions liées à la drogue était plus élevé[6].

Philadelphia Youth Violence Reduction Partnership (YVRP)

Le Philadelphia Youth Violence Reduction Partnership (YVRP) est un projet d’intervention ciblant les membres de gangs de rue dans les districts de police où les taux d’homicides chez les jeunes sont les plus élevés. Il a été mis en œuvre en 1999 dans un premier district de police, avant d’être repris dans deux autres districts. Essentiellement, ce projet vise à réduire le nombre de crimes avec violence – en particulier les homicides – commis par ou contre les jeunes.

Le projet YVRP est le résultat d’une étroite collaboration entre divers organismes publics (services de police, services de probation) et communautaires (travailleurs de rue, organismes religieux) qui interviennent auprès de la clientèle ciblée. Le projet YVRP privilégie la collaboration et la coordination entre les différents organismes plutôt que le travail réalisé de façon indépendante. Les efforts concertés qui en découlent permettent d’intensifier les interventions ciblant les jeunes, ce qui a pour effet de les dissuader de commettre des crimes. Ces efforts ont aussi pour but de favoriser la réinsertion sociale des jeunes.

Les données d’évaluation révèlent qu’en général, le taux d’homicides attribuable aux gangs de rue a diminué dans les districts où le projet a été mis en œuvre. L’étroite surveillance exercée sur les jeunes a aussi permis de découvrir de nombreuses infractions qui ont été sanctionnées par la suite. Enfin, les intervenants de première ligne ont réussi à persuader un nombre important de jeunes de participer à des programmes d’aide ou de réadaptation[7].

Projet national de démonstration sur les arts et les jeunes

Dans ce projet, 183 jeunes issus de contextes sociaux, économiques et culturels différents à travers toutes les régions du Canada ont pris part à des programmes artistiques durant neuf mois d’une année scolaire. Au cours de cette période, plusieurs facteurs liés à leur comportement et à leur attitude ont été examinés de près. Les résultats d’une évaluation du projet réalisée en 2004 démontrent que, comparativement au groupe témoin, les jeunes qui ont participé aux programmes artistiques présentaient moins de troubles de comportement, moins de problèmes affectifs, une confiance accrue, ainsi que de meilleures aptitudes pour les relations interpersonnelles, pour le règlement des différends et pour la résolution des problèmes[8].

Participants au programme

Le projet Just TV s’adresse aux jeunes Autochtones âgés de 16 à 24 ans à risque de se joindre à un gang ou qui sont déjà impliqués dans un gang.

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Partenaires clés

De nombreux partenaires de la collectivité participent au projet Just TV. Voici certains des organismes clés qui participent au projet :

  • Resource Assistance for Youth;
  • Arty City;
  • Eat it (épicerie locale spécialisée dans les produits biologiques);
  • Conseil des arts du Manitoba;
  • Manitoba Theatre for Young People;
  • Conseil des arts de Winnipeg;
  • West Broadway Youth Service Providers Network (WBYSPN);
  • Wolseley Family Place;
  • West Broadway Neighbourhood Housing Resource Centre;
  • West Broadway Youth Outreach;
  • Association des étudiants de l’Université de Winnipeg;
  • Gouvernement du Manitoba.

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Composantes du programme

Travail de proximité

Le personnel du projet Just TV spécialisé en travail de proximité et en soutien assure la liaison avec des organismes communautaires et des intervenants du système de justice pénale pour repérer et recruter des jeunes qui sont membres d’un gang ou qui risquent de le devenir. Ensuite, le personnel évalue les besoins des jeunes en question et dresse la liste des services sociaux aptes à répondre à leurs besoins. Grâce à ce processus, le personnel développe un lien privilégié avec chacun des jeunes et encourage leurs progrès tout en surveillant leur conduite et leur participation.

Soutien

Adapté à chacun des jeunes participants, le volet relatif au soutien est conçu pour favoriser la connaissance de soi, l’empathie et la confiance en soi, de même que les aptitudes interpersonnelles, les habiletés sociales et les compétences de la vie quotidienne qui font qu’un jeune résistera mieux à l’idée de se joindre à un gang ou de redevenir membre d’un gang.

En travaillant au cas par cas, le personnel spécialisé en travail de proximité aide les participants à surmonter les obstacles qui se dressent devant eux. Par exemple, le personnel de Just TV aide les jeunes à trouver un logement abordable et salubre, à se présenter assidûment au tribunal lorsqu’ils y sont convoqués et à s’inscrire au bureau d’aide à l’emploi et au revenu. En plus de l’acquisition des compétences jugées utiles dans la vie de tous les jours, les jeunes profitent d’ateliers, d’exercices ou d’autres types de formation qui les aident à se fixer des objectifs, à planifier leur vie et qui les encouragent à canaliser une confiance en soi nouvellement acquise vers des études ou une formation professionnelle.

Activités

Le volet relatif aux activités s’articule autour de la création d’une station de télévision. Les jeunes participants bénéficient des conseils de professionnels pour préparer leur propre émission de télévision d’une durée de trois à cinq minutes – ce qui comprend la conception, la rédaction du scénario, le tournage, le montage et la diffusion. Il peut s’agir d’une dramatique, d’un reportage, d’un vidéoclip de musique ou d’une annonce pour une entreprise locale. L’élément clé consiste à se mettre sur la même longueur d’onde que les jeunes et à les guider vers la réalisation d’objectifs concrets. Pour les jeunes, le but principal du projet consiste à créer un DVD afin d’encouragera les adolescents plus jeunes qu’eux à faire des choix sains et de les dissuade de participer à des activités criminelles et de se joindre à un gang.

Le projet vise également à entreprendre la réalisation de plusieurs documentaires collectifs. Par exemple, une vidéo réalisée de concert avec Onashowewin, dont le sujet porte sur le mandat de l’organisme c’est-à-dire l’approche réparatrice et holistique de la justice. Un autre documentaire porte sur le moment déterminant de la vie d’un jeune qui fait partie d’un gang et de ses démarches afin de renouer avec ses racines autochtones.

Le volet documentaire représente une façon de favoriser l’empathie et le sens de l’engagement communautaire chez les jeunes afin de les aider à assumer les conséquences de leurs actes. En aidant à éduquer les plus jeunes, les participants au projet Just TV reconnaissent les défis auxquels ils sont confrontés, les erreurs qu’ils ont commises et les occasions qui se présentent à eux.

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Modèle d’évaluation

Actuellement, un évaluateur tiers effectue une évaluation complète du projet. Le but de cette évaluation consiste à recueillir des données exhaustives sur la mise en œuvre et les répercussions du projet afin de déterminer quelles sont les composantes du projet qui permettent le mieux de prévenir ou de réduire la participation des jeunes aux activités de gangs.

L’évaluation est conçue de façon à recueillir, auprès des participants, d’intervenants du système de justice pénale, de travailleurs sociaux et d’éducateurs, certains renseignements sur le degré d’association à un gang des participants ou sur la probabilité qu’ils se joignent à un gang, et ce, avant le début du programme, à mi-parcours et à la fin du programme. L’analyse des données permettra de savoir si, au fil du temps, le degré de risque et le degré d’association à un gang ont changé chez les participants.

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Résultats préliminaires

En juin 2009, il y avait 30 participants aux volets relatifs au travail de proximité et au soutien, et 26 participants au volet relatif aux activités.

Comme le personnel s’est attelé à la tâche de « recrutement » et que le bouche-à-oreille à propos du programme a fait son effet, le nombre de jeunes dirigés vers le programme a été plus élevé que prévu.

Un participant de la première heure – qui a réalisé un vidéoclip de musique urbaine où il était question de son abandon durant son enfance et des répercussions de cet événement plus tard dans sa vie, sur le plan de ses activités criminelles – a retrouvé sa famille et est devenu un modèle de comportement pour le programme. Son histoire fera l’objet d’une étude de cas détaillée destinée à sensibiliser les jeunes aux réalités des gangs de rue[9].

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Observations relatives à la mise en œuvre

Participation

Étant donné que les jeunes participants évoluent dans des milieux complexes, des circonstances externes font souvent en sorte qu’il leur est difficile de participer au programme deux fois par semaine, à raison de quatre heures et demie chaque fois, tout au long de la période de neuf mois. En 2009, huit participants ont pris part à toutes les activités du projet Just TV tout au long des neuf mois de l’année scolaire. Les autres y ont participé pendant de courtes périodes et sont ensuite partis durant un certain temps. Le personnel du projet tente de rester en contact avec tous les participants et de les aider par l’intermédiaire des activités de soutien et de travail de proximité. Lorsque leurs problèmes externes sont réglés, les participants reviennent et continuent de participer aux activités du projet. À leur retour, ils sont toujours les bienvenus, mais ils constatent parfois qu’une autre personne assume les fonctions qu’ils exerçaient à la station de télévision. Lorsqu’ils reviennent, tous les efforts sont faits afin de permettre aux jeunes de poursuivre leur vidéo ou leurs projets créatifs. Diverses stratégies sont mises à l’essai pour trouver un juste équilibre entre le nombre de jeunes pouvant participer aux activités à tout moment et la réalité selon laquelle ils n’y participent pas toujours. Le personnel du projet Just TV a également constaté que des jeunes à risque moins âgés s’intéressaient au projet et semblaient souvent plus disposés à participer aux activités de façon régulière. Par conséquent, le personnel cherche actuellement une façon d’inclure les jeunes de 13 à 15 ans dans le projet.

Les médias comme outils d’intervention

Les médias, et particulièrement la musique, sont des moyens efficaces pour attirer les jeunes vers le programme. Compte tenu des intérêts variés des participants au projet Just TV, le personnel doit être habile avec divers médias artistiques et ouvert à l’idée d’essayer diverses formes d’activités artistiques. Just TV emploie trois personnes ayant chacune une formation et des intérêts artistiques différents. Le hip-hop s’est révélé fort utile pour amener les jeunes à participer au projet. Ce style de musique est approprié pour communiquer des messages concernant les expériences dans la rue et dans les gangs.
Pour former les participants à l’utilisation du matériel technique, les professionnels doivent y consacrer beaucoup de temps et le matériel en question doit être disponible. Ceci peut entraîner des coûts importants, mais cela en vaut l’investissement puisque les jeunes acquièrent des compétences qui augmentent leurs probabilités de se trouver un emploi. Un nombre croissant de vidéos réalisées dans le cadre du projet Just TV sont présentées lors de festivals de films, de spectacles de musique et d’autres événements communautaires. Pour la plupart des jeunes, il s’agit d’une façon jusque-là inaccessible de montrer qu’ils ont réussi.

Sécurité des participants

Les participants au projet ont déjà fait des choses dans d’autres secteurs de la ville. Pour participer aux activités du programme, il arrive parfois que des participants membres d’un gang doivent se rendre à des endroits où ils ne sont pas en sécurité compte tenu de la présence de gangs rivaux. Les responsables du projet organisent alors le transport de ces jeunes afin d’éviter des problèmes de sécurité. Ils s’assurent aussi de recruter seulement un membre ou un affilié de chaque gang par année. De plus, tous les participants doivent abandonner leurs couleurs lorsqu’ils entrent dans le bâtiment. Ces stratégies permettent de réduire le risque que l’appartenance à un gang déclenche des comportements violents. De plus, le personnel indique que des jeunes faisant partie de gangs rivaux travaillent ensemble pendant les activités du programme et s’entraident dans la réalisation de leurs projets.

Personnel qualifié

Le succès du programme et la participation des jeunes dépendent de la capacité du personnel à établir un rapport avec eux et à les inspirer. Les deux dernières années ont permis de démontrer que, pour qu’un programme artistique comme Just TV soit une réussite, il faut recruter des employés qui sont eux-mêmes des artistes. Il faut donc embaucher des gens qui possèdent un ensemble particulier de compétences, c’est-à-dire des gens qui ont de l’expérience dans le domaine artistique, qui veulent travailler auprès de jeunes à risque très élevé et qui ont la capacité et les aptitudes requises pour faire ce travail.

Évaluation

Le personnel du projet a conçu un système pour consigner les données d’évaluation, notamment un registre dénombrant les contacts entre chaque membre du personnel et les participants. Les commentaires que les membres du personnel du projet ont reçus grâce à l’évaluation et au contrôle des données les ont aidés à adapter et à modifier le projet pour mieux répondre aux besoins des participants.

Pour en savoir plus sur ce projet, veuillez communiquer avec :

Broadway Neighbourhood Centre
185, rue Young
Winnipeg (Manitoba) R3C 1Y8
Tél. : 204-772-9253

Sécurité publique Canada
Centre national de prévention du crime
Région des Prairies
700-310, avenue Broadway
Winnipeg (Manitoba) R3C 0S9
Tél. : 204-984-5861
Sans frais : 1-800-830-3118

Si vous voulez recevoir de l’information sur la prévention du crime, veuillez consulter la page web suivante : https://www.securitepublique.gc.ca/prg/cp/ml/index-fra.aspx.

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[1] Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le promoteur du projet.
[2] City of Winnipeg. 2006. West Broadway Census Data. Téléchargé à l’adresse : http://winnipeg.ca/census/2006/Community%20Areas/Downtown%20Neighbourhood%20Cluster/Neighbourhoods/Downtown%20East/Downtown%20East%20Neighbourhoods/West%20Broadway/West%20Broadway.pdf.
[3] Ibid.
[4] Ibid.
[5] Cohen, A. K. 1955. Delinquent Boys: the Culture of the Gang. Glencoe (Illinois), The Free Press.
[6] Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le site web suivant : http://www.publicsafety.gc.ca/res/cp/res/2008-pcpp-fra.aspx.
[7] Ibid.
[8] Ibid.
[9] Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le promoteur du projet.

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