Symbole du gouvernement du Canada

Common menu bar links | Liens de navigation communs

Actes de la Conférence nord-américaine de psychologie de la justice pénale et criminelle 2007

Version Adobe Acrobat (PDF 1.01Mo)

Guy Bourgon, R. Karl Hanson, Joanna D. Pozzulo, Kelly E. Morton Bourgon, et Carrie L. Tanasichuk

Table des matières

  • Introduction
     
  • Section A : Enjeux de la psychologies de la justice pénale et criminelle
    • Problèmes systémiques et résultats correctionnels : Élargir le champ de la psychologie correctionnelle
    • Élargissement du champ d'application du modèle d'évaluation et de traitement correctionnel fondé sur les principes du risque, des besoins et de la réceptivité (RBR)
    • Lignes directrices structurées pour l'évaluation de la qualité des études
    • Conflit sexuel et cœrcition
  • Section B : Évaluation du risque
    • Le point sur l'évaluation du risque de violence : Le jugement clinique a-t-il un rôle à jouer?
    • Comparaisons entre les sexes fond ées sur le Questionnaire d'autoévaluation (QAE) : Un instrument d'évaluation du risque de récidive violente et non violente
    • Évaluation de la validité prédictive de l'outil Youth Level of Service/Case Management Inventory
    • Prévision de la récidive chez les délinquants adultes : Étude prospective en quatre phases
    • Conversion de l'échelle d'évaluation des besoins des délinquants sexuels en instrument d'autoévaluation (SONAR-SR)
  • Section C : Interventions
    • Risque, besoins et réceptivité : méthode heuristique d'évaluation de la qualité des interventions auprès des délinquants
    • Le traitement empire-t-il l'état des psychopathes? Examen méta-analytique
    • Méta-analyse éclairée du point de vue de la psychologie des études sur les résultats des traitements donnés aux délinquants sexuels
    • Le programme d'auto-modification du comportement cognitif du Vermont : argument en faveur d'une classification adaptée aux risques
    • Prédiction du décrochage des programmes intensifs de traitements des délinquants violents au Canada
    • Évaluation de l'efficacité des traitements des délinquants sexuels : revue des constatations de la recherche sur un programme à haute intensité destiné aux délinquants sexuels
    • Soins, surveillance et trouble mental : comparaison des pratiques et des résultats en spécialité prototypique et en probation traditionnelle
  • Section D : Psychologie des corps policiers et des tribunaux
    • L'approche clinique par opposition à l'approche actuarielle du profilage géographique : une méta-analyse
    • L'effet CSI : Une réalité? Si oui, quelle en est la nature exacte?
    • Effet CSI : Examen de la source du parti pris en faveur la science médicolégale
    • La ligne floue entre la réalité et la fiction : Les opinions des experts à propos des outils d'enquête médico-légale présentés à
    • La liaison des viols en s érie : La vérification de l'hypothèse de la fréquence des comportements
    • L'influence de l'âge du témoin, de son rapport au crime et de sa décision dans l'identification par témoin oculaire sur les perceptions et les verdicts des jurés.
    • Exactitude des descriptions et identifications faites par des enfants d'âge préscolaire : comparaison des procédures de parades d'identification simultanée et séquentielle
  • Section E : Enjeux professionnels et éthiques
    • Dilemmes éthiques dans la pratique de la psychologie correctionnelle
    • Dilemmes éthiques, psychologie judiciaire et jurisprudence thérapeutique
    • Besoins en formation des étudiants diplômés en psychologie judiciaire
    • Cours à distance sur les enjeux relatifs à la santé mentale en milieu carcéral
    • Prison, stress et vieillissement
    • L'importance du contexte : agents de probation travaillant auprès de jeunes délinquants sexuels
    • La délinquance sexuelle juvénile sous l'éclairage de la théorie de l'attachement
  • Section F : Sujets spéciaux
    • Trajectoires criminelles de l'adolescence à l'âge adulte dans un échantillon de délinquants de l'Ontario
    • Attitudes criminelles chez les jeunes d élinquantes : évaluation psychométrique
    • L'inventaire de Jesness révisé (JI-R) comme mesure de la psychopathologie dans un échantillon de jeunes délinquants jugés
    • Qu'est-ce qui ne marche pas dans ce qui marche : fonctionnement cognitif exécutif des délinquants primaires, des récidivistes et des témoins
    • Classification autonome des d élinquants sexuels d'après le comportement oculomoteur
    • Taxonomie empirique des d élinquants sexuels emprisonnés au moyen d'un modèle de mélange fini : victimes adultes
    • Justice réparatrice : quel rôle les psychologues peuvent-ils jouer?

Introduction

Commentaires d'introduction aux actes de la Conférence nord américaine de psychologie de la justice pénale et criminelle

La psychologie de la justice pénale et criminelle représente un domaine de spécialisation à part entière. Elle nous amène à faire jouer nos compétences auprès d'un groupe unique et bien précis de clients, souvent mal servi. Elle ne se résume pas à appliquer dans le contexte correctionnel des formules qui ont fait leurs preuves auprès de la population en général. Il s'agit plutôt d'adapter la démarche psychologique au client, aux organisations qui retiennent nos services et aux systèmes dans lesquels cette démarche s'inscrit avec pour objectif de protéger la société et d'améliorer la qualité de vie de personnes qui sont trop souvent marginalisées.

Nous devons constamment et systématiquement garder à l'esprit que nous sommes en dernière analyse au service de la sécurité publique. La société confond trop souvent obligation de rendre des comptes et châtiment, et le volet évaluation de notre travail devient ainsi acceptable et populaire, dans la mesure où il s'inscrit dans une démarche répressive, tandis que le volet traitement devient facultatif et suspect. Le message que nous nous devons de véhiculer est simple – lorsque nos clients se rétablissent, la société devient plus sûre. Le traitement et l'intervention thérapeutiques ne sont pas facultatifs : ils sont essentiels au maintien de la sécurité publique et forment la pierre angulaire de la psychologie de la justice pénale et criminelle.

En tant que praticiens dans un domaine de spécialisation de la psychologie, nous devons avoir accès à des programmes de formation et de perfectionnement adaptés à nos besoins. Les efforts concertés déployés par nos sections respectives de psychologie et justice pénale, en vue notamment d'organiser la CNAPJPC, contribuent à répondre aux besoins des praticiens appelés à relever chaque jour le défi d'exercer leur profession derrière les murs ou les clôtures d'un établissement correctionnel. J'espère que cette conférence saura susciter au cours des prochaines années d'autres efforts concertés du même genre.

La conférence a été un franc succès, attirant près de 350 participants et donnant lieu à plus de 200 présentations. Vous trouverez dans le présent compte rendu un résumé de nombre de ces présentations portant sur des sujets variés tous plus intéressants les uns que les autres pour le psychologue de la justice pénale et criminelle.

Je ne saurais trop remercier M. Guy Bourgon et ses collègues du comité de rédaction R. Karl Hanson, Joanna D. Pozzulo, Kelly E. Morton Bourgon et Carrie L. Tanasichuk pour le dévouement dont ils ont fait preuve. Ils n'ont pas compté leurs heures afin de nous permettre de disposer d'un compte rendu permanent de certaines des excellentes présentations faites dans le cadre de la conférence.

Merci beaucoup.

M. Jeremy Mills, Ph.d., C.Ps.
Président ‑ CNAPJPC