Icebergs, glace marine et brouillard

Les icebergs, la glace marine et le brouillard peuvent constituer un danger pour les pêcheurs, les navigateurs et les structures installées en haute mer. La glace peut former une banquise côtière immobile, ou une banquise dérivante, dont les éléments sont soumis à de puissantes forces de friction qui créent des crêtes à la surface de la glace.

L’océan Arctique, qui entoure le pôle Nord, est couvert d’une banquise douze mois par année. Chaque hiver, cette banquise prend de l’expansion. Du côté de l’Atlantique, certains hivers, elle atteint à peine l’extrémité nord du Labrador, tandis que d’autres années elle s’étend jusqu’au Sud-Est de Terre-Neuve. Grâce aux satellites (Radarsat), aux stations climatologiques côtières et aux aéronefs de reconnaissance, Environnement Canada peut surveiller la banquise, dresser une carte de sa position et prévoir ses déplacements.

Autre danger de l’océan, le brouillard est une masse dense de gouttelettes d’eau qui se forme près du sol ou de la surface de l’eau et menace tous les moyens de transport. La pire catastrophe de l’histoire maritime canadienne a été causée par ce phénomène : en mai 1914, le paquebot du Canadien Pacifique Empress of Ireland est entré en collision avec le cargo charbonnier norvégien Storstadt dans le Saint-Laurent, près de Rimouski (Québec). L’accident a entraîné la mort de plus de 1000 personnes. Le capitaine de l’Empress, H.G. Kendall, a expliqué qu’il avait arrêté son navire pour attendre que le temps soit plus clair, quand il a aperçu avec effroi, à moins d’une longueur de navire, un autre navire surgissant du brouillard et se dirigeant directement vers lui.

Le brouillard se forme lorsque l’air humide se refroidit jusqu’au point de condensation, c’est-à-dire jusqu’à ce que la vapeur d’eau se transforme en gouttelettes. Au-dessus des Grands Bancs de Terre-Neuve et au Sud de la Nouvelle-Écosse, les masses d’air chaud qui se déplacent vers le nord avec le Gulf Stream se refroidissent au contact du courant du Labrador.

Or, comme le refroidissement se fait par la base, il se crée une inversion de température (l’air froid est emprisonné sous une couche d’air chaud), et le brouillard devient persistant.

Sur les océans, navires et marins sont exposés à bien des dangers

Sur la côte de l’Atlantique, la saison des brumes culmine en juillet. Sur la côte du Pacifique, ce type de brume est moins fréquent, étant donné le plus faible écart de température entre la masse d’air et l’océan. Normalement, le brouillard envahit les terres durant la nuit et se dissipe durant le jour.

Grâce aux radars et à la Patrouille internationale des glaces, la navigation est aujourd’hui beaucoup plus sûre qu’au temps du Titanic. Cependant, les icebergs constituent toujours une menace pour les plates-formes de forage, les bateaux de pêche et les navires. En juillet 1981, le navire hydrographique canadien de 900 tonnes Arctic Explorer a heurté un iceberg au large de Terre-Neuve et a coulé en 20 minutes. Treize membres de l’équipage se sont noyés, tandis que les 19 autres ont dérivé pendant deux jours sur un radeau de sauvetage. La calotte glaciaire du Groenland produit jusqu’à 40 000 icebergs par année. Au moment où ceux-ci se détachent du glacier, ce sont de gros blocs de glace pouvant atteindre 90 m au-dessus des eaux, et huit neuvièmes de leur volume total restent encore sous la surface. Les icebergs sont ensuite emportés vers le sud par le courant du Labrador et atteignent Terre-Neuve deux ou trois ans plus tard, à moins de fondre ou de s’échouer en cours de route. Il est inhabituel que les icebergs dépassent le sud de Terre-Neuve, à cause des températures plus chaudes.

Pour en savoir plus sur des événements précis, consultez la Base de données canadienne sur les catastrophes.

Pour en apprendre davantage à propos des façons dont on peut mieux se préparer à composer avec des catastrophes naturelles, consultez les renseignements offerts sur le site Préparez-vous.

Base de données canadienne sur les catastrophes

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