Prévenir l'intimidation : la nature et la fréquence de l'intimidation au Canada

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ISBN: 978-0-662-05586-0

Table des matières

Qu'est-ce que l'intimidation?

L'intimidation consiste en des actes, répétés au fil du temps, qui causent intentionnellement préjudice à autrui, dans le cadre d'un rapport de force déséquilibré. Il s'agit tout aussi bien de comportements physiques (coups de poing, coups de pieds, morsures) que de comportements verbaux (menacer, injurier, insulter, dénigrer, faire des remarques racistes ou sexistes) et d'exclusion socialeFootnote 1 (faire circuler ou alimenter des rumeurs et des commérages, ignorer, rejeter) (Pepler et Craig, 2000; Ma, Stewin et Mah, 2001). Chez les garçons, plus à risque d'intimider et d'être intimidés que les filles, l'intimidation prend la forme d'agressions physiques et d'exhibition de force. Les filles par contre semblent préférer des formes indirectes d'intimidation, comme l'isolation sociale, alimenter des rumeurs et des calomnies (Marcel T. Van der Wal et coll., 2003).

Existe-t-il une relation entre l'intimidation, la délinquance et la criminalité?

Selon des études de délinquance autodéclarée, les comportements délinquants sont plus fréquents chez des enfants qui intimident leurs camarades : 40% des garçons qui recourent souvent à des actes d'intimidation déclarent avoir eu des comportements délinquants, tandis que ce pourcentage n'est que de 5% chez les garçons qui n'ont jamais ou peu souvent eu recours à l'intimidation; chez les filles, les taux sont de 31% et 3% respectivement (Marcel T. Van der Wal et coll., 2003). D'autres études montrent que le risque de commettre des crimes à l'âge adulte est plus élevé chez les enfants qui pratiquent l'intimidation que chez ceux qui n'y ont pas recours (Olweus et coll., 1999). Enfin, il semble y avoir une relation entre le fait d'intimider et la manifestation, plus tard dans la vie, de problèmes psychologiques comme des comportements d'extériorisationFootnote 2, des tendances agressives et des symptômes occasionnels de dépression (Pepler et Craig, 2000; Harris, Petrie et Willoughby, 2002).

L'intimidation peut également avoir des conséquences graves chez les victimes. Par exemple, le risque d'être déprimé est cinq fois plus élevé chez les garçons et trois fois chez les filles victimes d'intimidation que chez leurs camarades de classe (Kaltiala-Heino et coll., 1999; Hawker et Boulton, 2000). Les victimes d'intimidation, filles et garçons, sont plus à risque que leurs camarades de manifester des symptômes suicidaires (Kaltiala-Heino et coll., 1999). Des études montrent par ailleurs que les conséquences de l'intimidation ne s'atténuent pas avec le temps. Selon le Journal of the American Medical Association, «les personnes ayant été victimes d'intimidation pendant leur enfance présentent, à 23 ans, des niveaux élevés de dépression et un manque d'estime de soi, malgré le fait qu'elles n'aient été ni harcelées ni socialement exclues à l'âge adulte » (Olweus, 1994, cité dans Fox et coll., 2003 : 8).

Il existe une relation très étroite entre le fait d'intimider pendant l'enfance et les comportements antisociaux pendant l'adolescence et à l'âge adulte. Les enfants pratiquant l'intimidation peuvent devenir des adolescents qui harcèlent sexuellement, qui s'engagent dans des comportements délinquants, s'associent à des gangs ou sont violents envers leurs partenaires. À l'âge adulte, ils vont harceler leurs collègues de travail ou commettre des abus envers leur conjoint, leurs enfants ou envers des aînés. Prévenir l'intimidation signifie donc contribuer à réduire la probabilité d'activités criminelles plus tard dans la vie.

Quels sont les facteurs de risque associés à l'intimidation?

Parmi les facteurs individuels de risque relatifs à l'intimidation il faut mentionner la persistance d'attitudes négatives et de comportements agressifs précoces (Stratégie nationale pour la prévention du crime, 2004; Craig et Pepler, 2007). Certains facteurs de risque comme l'absentéisme scolaire, les comportements agressifs et le manque de respect envers l'autorité sont les mêmes pour l'intimidation et pour la délinquance en général. D'autres sont spécifiques à l'intimidation, notamment les problèmes de concentration à l'école et le manque d'empathie et de compassion envers autruiFootnote 3 (Ministère de l'éducation de la Colombie-Britannique, non daté).

Les facteurs de risque relatifs à l'intimidation ne sont pas forcément les mêmes pour les deux sexes. Chez les filles, l'intimidation est étroitement associée à des abus dont elles ont été victimes au sein de la famille. Chez les garçons par contre, le fait de pratiquer l'intimidation relève de facteurs de risque comme la fréquentation de pairs antisociaux ou délinquants ainsi que le fait d'avoir des comportements délinquants. Ceci explique pourquoi les préjudices causés par les formes indirectes d'intimidation pratiquées par les filles restent occultés la plupart du temps et sont difficiles à détecter. Chez les garçons par contre, l'intimidation consiste principalement en des actes directs et physiques, donc visibles par autrui.

L'intimidation est-elle fréquente?

D'après des études effectuées au Canada, environ 6%Footnote 4 des élèves âgés de 12 à 19 ans ont déclaré avoir intimidé autrui au moins une fois par semaine, 8% ont été victimes d'intimidation au moins une fois par semaine, tandis que 1% des élèves interrogés ont été à la fois victimes et auteurs d'actes d'intimidation au moins une fois par semaine (Volk, Craig, Boyce et King, 2003; Rivers et Smith, 1994; Haynie et coll., 2001). Selon des enquêtes effectuées dans ce domaine, les garçons sont plus souvent victimes d'intimidation que les filles. La presque totalité des garçons interrogés ont déclaré que l'agresseur était un pair de sexe masculin (Totten, Quigley et Morgan, 2004). Une enquête de délinquance autodéclarée menée récemment chez les jeunes de Toronto a montré que 16% des élèves de la 7e à la 9e ont été intimidés plus de 12 fois au cours de l'année précédant l'enquête (Savoie, 2007).

Comment prévenir l'intimidation?

Plusieurs pratiques prometteuses et des programmes modèles ont été développés pour prévenir et réduire l'intimidation. En voici quelques-uns :

Le programme « Bully-Proofing Your School » (BPYS)

Développé en 1994 par des éducateurs du district scolaire de Cherry Creek au Colorado, le programme BPYS offre une approche systémique, dans le cadre de laquelle l'école dans son ensemble travaille de commun accord pour réduire les problèmes relatifs à l'intimidation. Ce programme essaie d'identifier et ensuite de modifier les facteurs de l'environnement scolaire qui favorisent l'intimidation. Pour ce faire, le programme BPYS encourage les élèves du primaire et du secondaire à se préoccuper de la sécurité dans leur école et à participer dans l'établissement et le maintien d'un environnement scolaire garantissant la sécurité de chacun.

En particulier, le programme BPYS comprend : une évaluation du problème, une formation spécifique pour le personnel, la mise en place de politiques à l'échelle de l'école, le développement d'activités permettant d'améliorer les habiletés de protection, voire les stratégies pour gérer les comportements intimidateurs et la mise en place de mesures pour améliorer le climat de l'école. Le programme BPYS, évalué au moyen de sondages annuels auprès des participants pendant quatre ans, a réussi à réduireFootnote 5 la fréquence de l'intimidation et à augmenter le sentiment de sécurité chez les élèves.Footnote 6 (http://www.bullyingresources.org/stopbullyingnow/
indexAdult.asp?Area=ProgramResources&programID=52
)

Le programme de prévention de l'intimidation d'Olweus

Ce programme global de prévention de l'intimidation, conçu pour être utilisé dans les écoles primaires et secondaires a été développé au Colorado en 1993 par Dan Olweus, un leader dans le domaine de la recherche et de l'intervention en matière d'intimidation et des problèmes de victimisation en milieu scolaire et chez les jeunes. En tant que programme faisant partie des « Blueprint Model Programs »Footnote 7, le programme d'Olweus a été évalué à plusieurs reprises et a été implanté dans une douzaine de pays, que ce soit au niveau global ou au niveau individuel. Il inclut des diagnostics sur la nature et la prévalence de l'intimidation, la création d'un comité dont la tâche consiste à coordonner les différents aspects du programme, une surveillance accrue des élèves dans les « points chauds » de l'intimidation, la mise en place de règles et de sanctions contre l'intimidation ainsi que des interventions ciblant les enfants victimes ou auteurs d'actes d'intimidation. Le programme a eu comme résultat une réduction significative (50% et plus) des incidents relatifs à l'intimidation et à la victimisation, ainsi qu'une réduction importante des comportements antisociaux (vandalisme, bagarres, vols et absentéisme scolaire) déclarés par les élèves. On a également pu constater une amélioration significative du climat social, de l'ordre et de la discipline en classe, des relations sociales et une attitude plus positive envers l'école et le travail scolaires (Centre for the Study and Prevention of Violence, 2006).

Le programme « Quatrième R»Footnote 8

Ce programme préconise une approche globale, à l'échelle de l'école, pour prévenir la violence et l'intimidation en améliorant les relations interpersonnelles. Le Quatrième R est issu du projet YRP (Youth Relationships Project), un programme de prévention visant la violence dans les fréquentations chez les jeunes ayant été confrontés aux maltraitements et à la violence dans leur famille. En considérant l'ensemble des problèmes auxquels les adolescents doivent faire face, le programme souligne l'importance de choisir la bonne intervention et de cibler les difficultés qui – comme la violence, l'intimidation, l'usage de substances et les comportements sexuels à risque – surgissent pour la première fois pendant l'adolescence. Les interventions mises en œuvre au cours de cette phase de vie ne seront efficaces que dans la mesure où elles tiennent compte des spécificités du contexte et des défis propres à l'adolescence. C'est pour ces raisons qu'une approche basée sur la promotion de la santé et la réduction des préjudices, telle que préconisée par le programme Quatrième R, s'est avérée plus efficace que les méthodes d'intervention traditionnelles visant non la réduction, mais l'éradication de tout comportement à risque.

Le programme Quatrième R, mis en place dans plusieurs écoles de l'Ontario depuis 2001, est actuellement évalué dans le cadre d'un protocole expérimental avec randomisationFootnote 9 dans le district scolaire de Thames Valley, dans le sud de l'Ontario. Les résultats préliminaires montrent que les participants au programme, lorsque confrontés à des pressions pour s'engager dans des comportements à haut risque, sont deux fois plus nombreux que les non participants à utiliser la négociation pour gérer de telles situations (Strategies for Healthy Young Relationships, 2006). Il y a donc lieu de penser que ce programme est à même de prévenir ou tout au moins de réduire l'intimidation, en fournissant aux auteurs et victimes potentielles d'actes d'intimidation les outils appropriés pour réduire le risque d'être impliqués dans ce genre de comportements. Le programme Quatrième R a été recommandé par le Service des programmes d'études Canada comme support du programme ontarien en éducation physique et santé pour la 9e et la 10e année.

Le programme « Together We Light the Way » (TWLTW)

TWLTW est un programme global impliquant la municipalité, les milieux d'affaires et les organismes communautaires ainsi que le personnel des écoles, les élèves et les parents.
Le projet est axé sur huit facteurs de protection relatifs à la prévention de comportements d'intimidation : la réussite scolaire, les résultats académiques, la conscience de soi, des environnements sécuritaires, des styles de vie sains, des relations familiales et scolaires positives, des relations empreintes de respect et d'attention, et des relations bienveillantes avec des adultes. Le programme, appuyé par le conseil scolaire du district de Durham à Withby (Ontario), a été financé par le Centre national de prévention du crime de 1999 à 2002. Il s'agissait en particulier de tester ce modèle dans quatre écoles pilote de l'Ontario, réparties dans trois conseils scolaires en milieu urbain et rural. Le projet TWLTW comprend un ensemble de programmes ciblant respectivement le respect, l'engagement communautaire, des modes de vie sains, l'implication des parents et les habiletés nécessaires pour faire des choix judicieux et responsables. Une formation dispensée aux directeurs des établissements scolaires, aux enseignants et aux autres membres de l'école, porte sur la façon de mettre en place ces différents programmes dans le cadre du curriculum scolaire. Tout au long de la mise en place du projet, celui-ci a été évalué par les participants et les personnes concernées. Après trois ans de fonctionnement, on a constaté une diminution de 60% de la fréquence des actes d'intimidation dans trois écoles sur quatreFootnote 10. En outre, les directeurs, enseignants et parents interrogés dans le cadre de l'évaluation se sont déclarés satisfaits du retour à une culture du respect qui s'est instaurée et maintenue dans les écoles grâce à la mise en place du programme. Les résultats de l'évaluation ont également relevé des défis faisant obstacle à une réalisation efficace du projet, comme par exemple le changement du personnel et des élèves dans les écoles concernées. Vu le succès qu'a connu le projet, le ministère de l'éducation de l'Ontario a intégré le projet TWLTW dans le « Ontario Teacher Re-certification Process », augmentant ainsi les chances que ce projet soit utilisé et ses effets généralisés dans l'ensemble de la province (Stratégie nationale pour la prévention du crime, 2007).

Le programme « Success in Stages »Footnote 11

Ce projet, qui vise les élèves des écoles secondaires, propose des conseils individualisés aux intimidateurs, à leurs victimes et aux témoins d'actes d'intimidation. Accessible sur un support sous format de disque compact, le programme est complété par les élèves au cours de trois sessions de trente minutes chacune. Il se base sur le concept du changement par étapes – cinq étapes par lesquelles passe tout individu qui adopte de nouveaux comportements – et sur le modèle transthéorique du changement comportementalFootnote 12, modèle s'étant avéré comme particulièrement efficace. Les différents volets du programme comportent une enquête auprès des élèves, des bulletins scolaires accessibles par internet et des cours en salle de classe. En outre, des sessions de traitement individuel sont offertes aux enfants qui ont été intimidés, qui sont à risque d'intimider leurs camarades et à ceux qui ont été les témoins passifs d'actes d'intimidation à l'école.
Les projets pilote mis en place dans plusieurs écoles en 2003 ont été évalués à l'aide d'une comparaison entre les participants au programme et un groupe témoin. Selon les résultats de l'évaluation, le programme « Success in Stages » a réussi à diminuer de 30% le nombre d'actes d'intimidation (http://www.bullyingresources.org/stopbullyingnow/
indexAdult.asp?Area=ProgramResources&programID=89
).

Un consensus émergeant sur les bienfaits d'une approche holistique

Un consensus se dégage des études sur la prévention de l'intimidation à propos de l'efficacité et de la durabilité des effets d'une approche holistique en milieu scolaire. Cette approche comprend le développement et la mise en place de politiques et d'initiatives anti-intimidation, qui élaborent les règles, les responsabilités et les façons de faire pour le personnel, un code de conduite pour les élèves, les conséquences qu'entraînent des actes d'intimidation, ainsi que les améliorations à apporter à la gestion des incidents comportant de l'intimidation. En général, l'efficacité d'une approche holistique dépend des principes suivants :

Indépendamment de la forme spécifique de l'intervention, il faut que toutes les parties concernées contribuent à aider les enfants et les adolescents, impliqués dans des actes d'intimidation, à comprendre la gravité de leur comportement et l'importance de relations empreintes de respect envers autrui, ainsi qu'à trouver des façons d'acquérir du pouvoir et du statut par un leadership positif. Il va de soi que les enfants victimes d'intimidation ont besoin de protection et de soutien pour qu'ils soient à même de développer des relations de confiance en toute sécurité.

En tant que méthode préventive efficace, l'approche holistique peut être appliquée dans n'importe quel type d'école, y compris dans les communautés à haut risque. À la base de toute intervention anti-intimidation s'inspirant de l'approche holistique, il y a l'idée que les comportements d'intimidations peuvent être détectés et redirigés vers des manières d'agir prosociales par une restructuration systématique de l'environnement social de l'écoleFootnote 13.

Ressources additionnelles

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le Centre national de prévention du crime au 1-800-830-3118, ou consulter notre site Web à l'adresse suivante : www.securitepublique.gc.ca/CNPC.

Pour recevoir des informations sur les activités du CNPC, nous vous invitons à vous inscrire à la liste d'envoi électronique du CNPC en visitant notre page d'enregistrement.

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Notes

  1. 1Le terme « exclusion sociale », utilisé dans les études sur l'intimidation, se réfère aux actions indirectes posées intentionnellement et à plusieurs reprises par les intimidateurs pour causer préjudice à une victime plus faible. Il s'agit habituellement de comportements tels qu'alimenter des rumeurs, isoler quelqu'un en l'excluant d'un groupe de pairs, des commérages, extorquer ou voler de l'argent et autres objets appartenant à la victime (Pepler et Craig, 2000; Ma, Stewin e Mah, 2001; Alberta Children's Services, n.d).
  2. 2Dans les études et rapports de recherche (Pepler & Craig, 2000; Harris, Petrie, & Willoughby, 2002; Centre national d'information sur la violence familiale, 2002), le terme « comportement d'extériorisation » se réfère aux problèmes de comportement qui se manifestent ouvertement. Il s'agit plus particulièrement de passages à l'acte négatifs envers l'environnement social, notamment de comportements perturbateurs, hyperactifs et agressifs.
  3. 3Des facteurs de risque, tels que les troubles de concentration en classe ainsi que le manque d'empathie et de compassion pour autrui, agissent tout aussi bien chez les intimidateurs que chez les délinquants. Toutefois l'effet de ces facteurs est plus significatif dans le cas de l'intimidation que pour la délinquance en général.
  4. 4Ce pourcentage correspond à 390 élèves sur un échantillon de 6500. Dans le cadre de cette étude (voir Volk, Craig, Boyce et King, 2003) on a essayé d'obtenir des taux de prévalence pour l'intimidation et la victimisation sur la base d'un échantillon représentatif de jeunes canadiens.
  5. 5Les résultats publiés ne spécifient ni l'ampleur exacte des réductions dans la fréquence des actes d'intimidation ni celle de l'accroissement du sentiment de sécurité chez les élèves. Les références bibliographiques du rapport original sont les suivantes : Epstein, L., Plog, A.E., & Porter, W. (2002). Bully-Proofing Your School: Results from a Four-Year Intervention. The Report on Emotional and Behavioral Disorders in Youth 2(3): 55-56, 73-77.
  6. 6Pour plus de détails, consulter www.bullyingresources.org/stopbullyingnow/
    indexAdult.asp?Area=ProgramResources&programID=52
  7. 7Les « Blueprints Model Programs » regroupent des programmes de prévention de la violence, sélectionnés selon des critères rigoureux parmi plus de 600 programmes. Avant de pouvoir être inclus dans les « Blueprints Model Programs », un programme doit fournir la preuve de son efficacité, en remplissant les critères suivants : protocoles de recherche rigoureux, des effets qui se maintiennent dans le temps, réplication dans plusieurs sites, analyse des variables intervenantes et analyse coûts-bénéfices. Pour plus d'informations sur les « Blueprints Model Programs » consulter http://www.colorado.edu/cspv/blueprints/index.html.
  8. 8Pour plus de détails, voir le document « Le Quatrième R : Un programme d'étude fondé sur les relations et destiné à la prévention de la violence dans les fréquentations et d'autres comportements à risque élevé » (http://www.thefourthr.ca/resources/fourthR_francais.pdf).
  9. 9Un protocole expérimental avec randomisation permet aux chercheurs d'évaluer les effets d'une intervention déterminée en contrôlant d'autres facteurs ayant pu influencer les effets globaux observés. Cette procédure est basée sur l'attribution aléatoire des participants au groupe expérimental (faisant l'objet de l'intervention) et au groupe témoin (sans intervention), dont les résultats sont ensuite comparés. Pour plus d'information sur les protocoles expérimentaux avec randomisation, voir Welsh, Brandon C. (2007), L'approche scientifique en prévention du crime : fondements, tendances, résultats et implications pour le Canada. Rapport final préparé à l'intention du Centre national de prévention du crime, Sécurité publique Canada. http://www.securitepublique.gc.ca/cnt/rsrcs/pblctns/vdnc-prvntn/index-fra.aspx.
  10. 10Les résultats relatifs à la quatrième école ne sont pas connus, celle-ci s'étant retirée du projet en cours de route.
  11. 11Pour obtenir plus d'informations sur le projet « Success in Stages » consulter le site
    http://www.channing-bete.com/. Il est possible d'y obtenir des trousses de formation et des manuels, permettant de mieux saisir les différents aspects du programme et les résultats obtenus.
  12. 12Selon le modèle transthéorique du changement comportemental (Transtheoretical Model of Behaviour Change), les changements du comportement ne suivent pas un processus linéaire. Ce modèle considère les changements de comportement comme étant le résultat de prises de décision rationnelles et de motivations individuelles. Il y aura donc des progrès et des reculs tout au long des différentes étapes du changement, en fonction des motivations prédominantes chez l'individu à un moment donné.
  13. 13Il faut toutefois souligner que l'approche holistique en milieu scolaire n'a jamais fait l'objet d'évaluations rigoureuses dans des communautés à haut risque.
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