Notes des comités parlementaires : Violence et engagement communautaires Indo-Canadien

Sujet

Le 14 octobre 2024, la Gendarmerie royale du Canada a révélé des liens entre le gouvernement indien et des homicides et actes de violence au Canada, ainsi que l'utilisation de réseaux criminels. La communauté sud-asiatique est la cible d'ingérences étrangères et d'efforts de répression transnationaux, et le gouvernement du Canada a pris des mesures pour engager la communauté dans un dialogue bilatéral.

Réponse Suggérée 

Si l’on insiste sur l’engagement communautaire suite à l’annonce de la GRC :

Si l’on insiste sur les investissements dans l’engagement communautaire :

Si l’on insiste sur des actions pour renforcer des outils et des pouvoirs appropries pour contre l'ingérence étrangère :

Contexte

Ingérence étrangère

L’ingérence étrangère (IE) s’entend des activités clandestines ou trompeuses, ou qui comportent des menaces envers quiconque, menées par des acteurs étatiques ou non étatiques et qui nuisent aux intérêts du Canada. Parmi les techniques utilisées pour mener de telles activités, il y a l’espionnage, le sabotage, le financement illégal et la corruption, ainsi que toute autre activité de menace. Les États étrangers misent sur ces activités pour promouvoir leurs intérêts stratégiques, notamment assurer leur stabilité intérieure, influer sur le plan géopolitique, obtenir un avantage économique, ébranler l’ordre international fondé sur des règles et faire des gains militaires. Certaines de ces activités peuvent cibler des Canadiens, ou des résidents du Canada, ou des institutions canadiennes pour faire avancer des intérêts stratégiques, au détriment de nos valeurs et de nos intérêts nationaux.

L’ingérence étrangère constitue l’une des plus grandes menaces stratégiques à la sécurité nationale du Canada, car elle peut miner la souveraineté et la cohésion sociale du Canada, miner la confiance des Canadiens dans nos institutions et porter atteinte aux droits et libertés auxquels tous les Canadiens ont droit. En voici deux exemples :

Le gouvernement du Canada prend au sérieux la menace que pose l’ingérence étrangère et dispose de divers outils et mécanismes pour protéger les personnes et les intérêts du Canada. Il s’agit notamment d’efforts visant à protéger les élections fédérales, de mécanismes mis à la disposition du public pour signaler les incidents soupçonnés d’ingérence étrangère, les enquêtes criminelles sur des crimes comme l’intimidation ou la corruption, ainsi que la coordination des interventions et l’échange d’information avec des partenaires et des alliés aux vues semblables. L’ingérence étrangère est une menace complexe qui nécessite une réponse à plusieurs volets.

La GRC, le SCRS, le CST et l'ASFC offrent des mécanismes de signalement par téléphone et en ligne qui sont surveillés pour toute personne qui souhaite signaler une menace à la sécurité nationale.

Meurtre de Hardeep Singh Nijjar

Le Dimanche, 18 juin, 2023, l’éminent chef sikh Hardeep Singh Nijjar est mort suite à une fusillade survenue à l’extérieur du Guru Nanak Sikh Gurdwara dans la ville de Surrey, en Colombie-Britannique. L’enquête est menée par l’Équipe intégrée sur les homicides de la GRC. Le 18 septembre 2023, le Premier ministre a annoncé à la Chambre des communes que « les agences de sécurité canadiennes poursuivent activement des allégations crédibles concernant un lien potentiel entre des agents du Gouvernement Indien et le meurtre d'un citoyen canadien, Hardeep Singh Nijjar. »

Le 14 octobre, le gouvernement du Canada a déclaré persona non grata plusieurs représentants diplomatiques de l'Inde au Canada. Cette décision est le résultat d'une enquête menée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui a révélé des liens entre le gouvernement indien et des homicides et des actes violents au Canada, l'utilisation du crime organisé par le gouvernement indien pour donner l'impression d'un environnement dangereux à la communauté sud-asiatique au Canada et l'ingérence du gouvernement indien dans les processus démocratiques ici au Canada.

Extrémisme khalistanais au Canada

À l’échelle mondiale, les attentats en appui au mouvement sont en déclin; cependant, l’appui aux idéologies extrémistes de tels groupes demeure. Le Canada continue de servir de siège potentiel pour des activités telles que le financement, l’acquisition d’armes et la planification d’attentats en sol indien. Les partenaires de la Sécurité et du Renseignement poursuivent leurs enquêtes sur ces types d’activités.

Au Canada, deux organisations sikhes, Babbar Khalsa International (BKI) et La Fédération internationale de la jeunesse Sikh, ont été désignées comme étant associées au terrorisme et sont toujours inscrites à la liste des entités terroristes prévue au Code criminel.

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