Notes des comités parlementaires : Situation des sikhs et des hindous afghans
Selon l'Agence de l'Union européenne pour l'asile, on estime qu'il y avait environ 700 000 hindous et sikhs en Afghanistan dans les années 1970, environ 220 000 en 1992, environ 150 à la fin de 2021 et, selon le rapport américain de 2023 sur la liberté de religion internationale, 6 en 2023.
En Afghanistan, les sikhs et les hindous font l'objet d'une discrimination généralisée et ont subi des attaques meurtrières de la part d'affiliés de Daech, qui ont poussé nombre d'entre eux à fuir.
Les autorités de facto ont promis de protéger les droits des sikhs et des hindous, mais ces derniers continuent d'être soumis à des pressions sociétales.
Faits et chiffres à l'appui
Au fil des ans, les sikhs et les hindous ont été victimes de crimes, d'accaparement de terres, de discrimination sociale, de harcèlement et de violence. En outre, les affiliés de Daech, comme l'État islamique – Province du Khorassan (EIPK), ont mené des attaques contre les sikhs et les hindous au cours des dernières années.
Contexte
L'origine de la communauté sikhe en Afghanistan est double : ceux qui descendent des convertis au sikhisme lors du voyage du fondateur du sikhisme à Kaboul vers 1520 et ceux qui trouvent leurs racines dans l'expansion de l'empire sikh et des routes commerciales (1799-1849).
Le nombre d'hindous et de sikhs a rapidement diminué entre les années 1970 et 2021. Dans les années 1970, l'Afghanistan comptait environ 700 000 hindous et sikhs, environ 220 000 en 1992, environ 150 à la fin de 2021 et, selon le rapport 2023 des États-Unis sur la liberté de religion dans le monde, 6 en 2023.
Pendant la guerre soviétique en Afghanistan dans les années 1980, de nombreux sikhs afghans ont fui vers l'Inde. Après la chute du régime de Najibullah en 1992, ils ont été encore plus nombreux à fuir. L'effondrement du régime de Najibullah a déclenché une nouvelle guerre civile qui a conduit à la montée des talibans et à leur prise de contrôle de la majeure partie de l'Afghanistan en 1996. Bien qu'il y ait eu plus de 220 000 sikhs en Afghanistan au début des années 1990, après le début de la guerre civile, la plupart d'entre eux ont fui. Sept des huit gurdwaras de Kaboul ont été détruits pendant la guerre civile.
Sous le régime taliban, à la fin des années 1990, les commandants talibans ont reçu l'ordre de respecter les communautés sikhe et hindoue sous certaines conditions, mais ils ont également exigé que les sikhs et les hindous s'identifient et identifient leurs maisons et leurs entreprises à l'aide d'étiquettes jaunes. Les sikhs et les hindous ont été contraints de payer la jizya, un impôt payé par les non-musulmans, et la coutume sikhe d'incinérer les morts a été interdite et les lieux de crémation ont été vandalisés.
La République islamique d'Afghanistan (2004-2021) a accordé de plus grandes libertés aux sikhs et aux hindous. Depuis le retour au pouvoir des talibans, de nouvelles restrictions sur les vêtements féminins et l'expression religieuse, ainsi que des pressions sociétales, continuent d'affecter le mode de vie des quelques sikhs et hindous restants.
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