Notes des comités parlementaires : Aperçu de l'Initiative de réinstallation des Afghans
Messages clés
Le gouvernement canadien a rempli sa promesse d'accueillir au moins 40 000 Afghans vulnérables avant la fin de l'année 2023.
Au 1er octobre 2024, le gouvernement du Canada avait accueilli plus de 54 700 Afghans depuis la chute de Kaboul.
Les volets de l'Initiative de réinstallation des Afghans sont les suivants : 1) demandes au titre des mesures spéciales d'immigration (MSI) pour les ressortissants afghans qui ont soutenu la mission canadienne en Afghanistan; 2) voies d'accès pour les familles des membres de la famille élargie des anciens interprètes afghans et pour les conseillers linguistiques et culturels; 3) demandes au titre du programme humanitaire pour d'autres groupes vulnérables (p. ex. leaders féminines afghanes, personnes LGBTQI+, militants des droits de la personne, journalistes et membres de minorités religieuses et ethniques, notamment les sikhs, les hindous et les hazaras).
La période d'admission pour ces voies d'accès est maintenant close, et nous nous concentrons désormais sur le traitement des demandes admissibles déjà reçues dans le cadre de l'Initiative de réinstallation des Afghans.
Messages supplémentaires
Plus de la moitié des places prévues dans l'engagement d'accueil (soit plus de 23 000 places) sont destinées aux personnes qui ont soutenu le Canada pendant sa présence en Afghanistan ainsi qu'à leur famille.
Ce chiffre comprend 18 000 places dans le cadre du Programme de mesures spéciales en matière d'immigration, 5 000 places dans le cadre d'un programme spécial de regroupement des membres de la famille élargie d'anciens interprètes afghans, et des places pour les membres de la famille élargie des conseillers linguistiques et culturels.
Le programme humanitaire vise les personnes de groupes vulnérables, notamment les femmes, les personnes LGBTQI+, les défenseurs des droits de la personne, les journalistes et les membres d'une minorité religieuse et ethnique et tire parti du succès du Programme de parrainage privé de réfugiés (PPPR) du Canada.
Pour mettre le Programme humanitaire en œuvre, nous adoptons une approche concertée :
Le gouvernement du Canada a collaboré avec un éventail de partenaires pour désigner les Afghans les plus à risque. Il s'agit de partenaires de longue date, comme le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), et de nouveaux partenaires, tels que le gouvernement américain, l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), ProtectDefenders.eu et Front Line Defenders (FLD).
Le gouvernement mise aussi sur notre programme de parrainage privé. Il travaille entre autres avec le réseau de signataires d'ententes de parrainage du Canada afin de créer des places réservées aux Afghans, en sus des places déjà prévues.
Les clients afghans rencontrent toujours des obstacles pour se déplacer, en particulier en raison des restrictions de sortie imposées par le régime taliban, ainsi que des exigences d'entrée et de sortie des pays tiers. Pour relever ces défis, IRCC a collaboré étroitement avec les fournisseurs de services sur le terrain pour assurer un soutien au passage sûr, notamment une assistance pour les demandes de passeport afghan et les demandes de visa pakistanais. Cependant, la capacité des organisations partenaires est limitée.
IRCC a également mis en place de nombreuses mesures visant à offrir une souplesse maximale aux Afghans vulnérables et à s'adapter à la situation en Afghanistan, notamment en ce qui a trait aux exigences en matière de documents et de vérification de sécurité (approche en plusieurs étapes).
Si l'on insiste sur les délais de traitement actuels :
Le délai de traitement d'une demande dépend de plusieurs facteurs, tels que la présence du client en Afghanistan, la rapidité avec laquelle il peut obtenir les visas et les autorisations de sortie par des pays tiers, ce qui varie d'un pays à l'autre.
IRCC a formé une équipe attitrée pour répondre aux demandes d'information des intervenants et faciliter la conclusion de nouveaux partenariats avec ceux-ci.
IRCC a régulièrement communiqué avec les groupes de défense, les organisations non gouvernementales et les intervenants afin de fournir des mises à jour claires sur l'engagement concernant l'Afghanistan et pour collaborer, au besoin, afin de répondre aux questions complexes.
Si l'on insiste sur le contrôle de sécurité des ressortissants afghans :
Compte tenu des défis et des risques associés à l'établissement d'une capacité de contrôle biométrique en Afghanistan, nous avons mis en œuvre une approche progressive pour le contrôle de sécurité. Conformément à cette méthode révisée, une première évaluation de l'admissibilité peut être effectuée pendant que les clients sont en Afghanistan, après quoi une vérification complète de l'admissibilité au moyen de la biométrie sont effectuées une fois que les clients arrivent dans un pays tiers.
En collaboration avec des partenaires régionaux, nous œuvrons à soutenir le mouvement des clients vers des pays tiers, où nous avons renforcé notre capacité de contrôle biométrique afin de pouvoir effectuer le filtrage de sécurité et faciliter les déplacements vers le Canada.
Le gouvernement du Canada continuera de collaborer avec ses nombreux partenaires, dont l'Organisation internationale pour les migrations, pour explorer les différentes options de collecte de données biométriques en Afghanistan.
Si on insiste sur les plafonds de programme :
L'engagement du Canada se situe au premier rang en termes d'engagement par habitant, derrière celui des États-Unis, qui arrive en tête sur le plan du nombre total.
Tout comme pour les crises de cette envergure, la demande pour ces programmes dépasse le nombre d'Afghans que le gouvernement du Canada est en mesure de faire venir au Canada pour le moment.
Les Afghans peuvent également être admissibles aux programmes d'immigration traditionnels, dont le volet économique et le volet de réunification familiale.
Si l'on insiste sur le soutien apporté aux Afghans après leur arrivée au Canada :
En ce qui concerne l'établissement des Afghans au Canada, les gouvernements provinciaux et territoriaux, les administrations municipales, les Canadiens qui ont généreusement parrainé des réfugiés afghans, ainsi que les fournisseurs de services de réinstallation, ont tous apporté une contribution remarquable. Ces derniers aident les nouveaux arrivants à s'intégrer dans leur nouvelle collectivité.
Le gouvernement canadien a répondu aux multiples exigences des réfugiés afghans à leur arrivée en sol canadien, en commençant par leur accueil à l'aéroport dès leur descente d'avion, en assurant leur hébergement à l'hôtel et en les transportant vers les villes où ils entameront une nouvelle vie.
IRCC collabore avec les organismes d'aide à la réinstallation pour améliorer l'expérience de réinstallation des réfugiés au Canada. En réponse au rythme des arrivées de clients afghans, IRCC a formé le Comité directeur national sur la réinstallation des réfugiés afghans, qui réunit tous les deux mois les fournisseurs de services (FS) du Programme d'aide à la réinstallation (PAR) de partout au pays dans le but de mettre en évidence les difficultés et les solutions innovantes éventuelles en temps réel.
Les trois principales difficultés sont le logement, l'emploi et la santé mentale.
Face à la pression accrue sur le marché de l'immobilier dans les grandes villes canadiennes, IRCC a encouragé la réinstallation des réfugiés afghans dans un plus grand nombre de municipalités canadiennes, y compris dans les villes de taille moyenne et de petite taille où les logements sont plus abordables et disponibles.
Il est indéniable que les réfugiés de cette vague migratoire massive sont confrontés à des traumatismes et à des problèmes de santé mentale, tout comme les autres populations de réfugiés. IRCC et ses partenaires continuent d'investir dans des stratégies visant à fournir une aide à court et à moyen terme à mesure que ces problèmes se manifestent au fil du temps.
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