Note générale
Renseignements généraux
Date : Jeudi 9 octobre 2025
Heure : De 12 h à 13 h 15
Lieu : Salle 225-A, Édifice de l'Ouest, 111, rue Wellington
Contexte
Le 25 septembre 2025, le SECU a adopté la motion suivante à l'unanimité :
Que, conformément à l'article 108(2) du Règlement, le Comité invite le ministre de la Sécurité publique à comparaître devant lui pendant au moins deux heures, avant le vendredi 10 octobre 2025, pour répondre aux questions concernant son mandat et ses priorités.
Votre comparution devant le SECU, le jeudi 9 octobre 2025, vous donnera l'occasion de vous adresser aux membres du Comité en ce qui concerne l'ampleur, la portée et l'importance du travail entrepris dans l'ensemble du portefeuille de la Sécurité publique à l'appui de votre mandat.
Compte tenu de la volatilité et de la complexité du contexte de la sécurité publique et mondiale, les menaces sophistiquées et l'imprévisibilité sont de plus en plus devenues la nouvelle norme. En fournissant des services directs et essentiels, le portefeuille de la Sécurité publique est en première ligne pour protéger les Canadiens, les collectivités, les entreprises, l'économie et les institutions démocratiques. De nombreux domaines relevant de sa compétence, notamment la gestion des frontières, la sécurité nationale et l'exécution de la loi en matière d'immigration, relèvent exclusivement de la responsabilité fédérale.
En tant que ministre de la Sécurité publique, votre mandat joue un rôle essentiel dans le soutien de deux missions du gouvernement, c'est-à-dire la protection de la souveraineté du Canada et le maintien de la sécurité des Canadiens en sécurisant nos frontières et en renforçant l'application de la loi ainsi qu'en établissant une nouvelle relation de sécurité avec les États-Unis, en plus de renforcer notre collaboration avec nos alliés dans le monde entier.
Vous avez déjà fait des progrès dans le cadre d'initiatives liées aux principaux engagements et aux missions fondamentales du gouvernement. Citons notamment le dépôt d'un projet de loi exhaustif afin de poursuivre la mise en œuvre du Plan frontalier du Canada (projet de loi C-2, Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière) et de renforcer notre cyberrésilience (projet de loi C-8, Loi concernant la cybersécurité); le soutien au succès du Sommet des dirigeants du G7 grâce à la publication des déclarations des dirigeants sur la lutte contre le trafic de migrants et la répression transnationale; l'engagement proactif auprès des homologues américains pour contrer les récits incohérents sur notre frontière commune; le lancement public de la phase concernant les particuliers du Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut.
Le mot d'ouverture que vous proposez renforce les éléments centraux de votre mandat, ainsi que le travail en cours pour appuyer les priorités et le programme général du gouvernement. Votre dossier d'information comprend également des messages clés relatifs aux missions énoncées dans la lettre de mandat datée de mai 2025 et adressée par le premier ministre au ministre de la Sécurité publique.
Représentants
Vous comparaîtrez pendant une heure et quinze minutes avec les représentants suivants :
- Tricia Geddes, sous-ministre, Sécurité publique Canada
- Michael Duheme, commissaire, GRC
- Erin O'Gorman, présidente, ASFC
- Anne Kelly, commissaire, SCC
- Joanne Blanchard, présidente, CLCC
- Daniel Rogers, directeur, SCRS
Mot d'ouverture
Au début de la réunion, le président vous invitera à prononcer une allocution d'ouverture d'environ cinq minutes. Les questions des membres du Comité suivront.
Séries de questions
Première série de questions :
- Parti conservateur, six minutes.
- Parti libéral, six minutes.
- Bloc Québécois, six minutes.
Deuxième série de questions et séries suivantes :
- Parti conservateur, cinq minutes.
- Parti libéral, cinq minutes.
- Bloc Québécois, deux minutes et demie.
- Parti conservateur, cinq minutes.
- Parti libéral, cinq minutes.
Notes d'allocution pour l'honorable Gary Anandasangaree -
Ministre de la Sécurité publique
Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU)
Le 9 octobre 2025 - Ottawa (Ontario)
Bonjour.
Merci, Monsieur le Président et membres du Comité de m'avoir invité ici aujourd'hui.
En tant que ministre de la Sécurité publique, je me dévoue à garantir la sécurité de notre pays et de tous les Canadiens et Canadiennes.
J'ai été clair : renforcer la sécurité de nos frontières et lutter contre la criminalité transfrontalière font partie de mes principales priorités. Hier, j'ai présenté un projet de loi important, le projet de loi C-12, qui contribuera à relever ces deux défis.
Il s'agit de la plus récente mesure que nous avons prise pour renforcer et sécuriser notre frontière, tout en assurant la fluidité des déplacements légitimes et du commerce, essentiels à notre économie.
Soutenu par un investissement de 1,3 milliard de dollars, le Plan frontalier du Canada a mis en place une série de mesures concrètes visant à renforcer la sécurité aux frontières, à perturber le commerce illégal de fentanyl, à améliorer la coordination opérationnelle, à améliorer le partage de renseignements et à réduire au minimum les volumes inutiles aux frontières.
Nous avons renforcé la sécurité aux points d'entrée et entre ceux-ci, amélioré la surveillance au moyen de drones, de tours et d'hélicoptères, et mobilisé des ressources supplémentaires pour assurer une surveillance jour et nuit.
Notre Plan frontalier a entraîné une diminution de 99 % des déplacements illégaux vers le sud, soit du Canada vers les États-Unis depuis juin 2024. Cela prouve que nos efforts ont porté leurs fruits pour dissuader les mouvements transfrontaliers illégaux.
De plus, l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a augmenté le nombre de renvois de personnes interdites de territoire au Canada — un record de la dernière décennie.
En 2024, l'ASFC a également intercepté 2 277 véhicules volés dans les gares de triage et les ports. Entre janvier et la fin du mois de mai de cette année, l'ASFC a intercepté 666 véhicules volés.
Il ne s'agit là que de quelques exemples des retombées positives de notre Plan d'action national pour lutter contre le vol de véhicules. En 2025, les vols de véhicules ont continué à diminuer à l'échelle nationale. En effet, une baisse de 19 % a été signalée au cours du premier semestre de l'année.
Ces progrès sont rendus possibles grâce à la collaboration avec nos partenaires fédéraux, provinciaux, territoriaux, autochtones, ainsi que les corps policiers compétents.
Par exemple, la nomination du tsar du fentanyl et la création de la Cellule de coordination des opérations et de renseignement ont permis d'améliorer la coordination de la lutte contre le commerce du fentanyl.
En septembre, j'ai rencontré mes homologues du Groupe des cinq au Royaume-Uni pour discuter des dossiers urgents liés aux frontières et à la sécurité nationale. Le mois prochain, j'accueillerai nos partenaires du G7 à Ottawa dans le cadre d'une réunion des ministres de l'Intérieur, afin de continuer à discuter de ces sujets importants.
Compte tenu de la complexité croissante et du caractère transfrontalier du crime organisé, de la cybercriminalité, du passage de clandestins et du trafic de drogues synthétiques illicites, la réunion du G7 permettra au Canada de mettre en valeur ses efforts et de souligner l'importance de la collaboration multilatérale.
Chaque personne, quelle que soit son identité, mérite de se sentir en sécurité au Canada. Mais nous avons tous constaté une montée préoccupante de la haine au pays.
L'été dernier, j'ai rencontré des représentants de communautés de partout au Canada avec le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Ces personnes m'ont dit qu'elles craignaient pour leur sécurité et qu'elles s'attendaient à ce que tous les ordres de gouvernement et les forces de l'ordre prennent des mesures concrètes.
J'aimerais souligner une histoire de réussite : Le Programme pour la sécurité communautaire du Canada.
Depuis 2007, le gouvernement du Canada a investi plus de 40 millions de dollars dans plus de 950 projets afin d'aider les communautés menacées par des crimes motivés par la haine à renforcer la sécurité de leurs lieux de rassemblement, comme les synagogues et les mosquées. Quand on prend au sérieux la criminalité, il faut également prendre au sérieux les armes à feu.
Le Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut est un autre élément important de l'approche globale du gouvernement dans la lutte contre la violence liée aux armes à feu.
Et il porte ses fruits. Jusqu'à maintenant, plus de 12 000 armes à feu ont été retirées de nos communautés, et plus de 22 millions de dollars ont été versés en indemnisation.
Nous mettons maintenant en œuvre le programme pour les particuliers, en commençant par un projet pilote au Cap-Breton. Plus tard cet automne, nous déploierons le programme à l'échelle nationale. Cela nous aidera à retirer encore plus d'armes à feu de nos rues et à protéger les Canadiens.
Monsieur le président, en tant que ministre de la Sécurité publique, ma priorité absolue sera toujours de veiller à ce que chaque Canadien et chaque Canadienne demeure en sécurité, peu importe où il ou elle vit.
Je sais qu'il s'agit également d'une priorité pour vous tous, et je suis impatient de poursuivre notre travail.
Je vous remercie.
Questions et réponses
Comparution devant le Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU) Mandat et priorités – 9 octobre 2025
Armes à feu
Q1 – Pourriez-vous présenter au Comité les principaux types d'armes à feu couramment utilisés au Canada, y compris leur fonctionnement et leur classification en vertu des règlements fédéraux actuels?
- Diverses armes à feu sont couramment utilisées au Canada, notamment des carabines, des fusils de chasse et des armes de poing. En ce qui concerne le fonctionnement des armes à feu, il existe différents types de mécanismes, notamment le mécanisme à verrou, le mécanisme à pompe et les armes à feu semi-automatiques.
- Au Canada, la possession, l'acquisition, le stockage et le transport d'armes à feu sont régis par le Code criminel et la Loi sur les armes à feu.
- Le Code criminel et les règlements connexes définissent le cadre juridique régissant la classification des armes à feu au Canada. Les armes à feu appartiennent à l'une des catégories suivantes :
- Les armes à feu sans restrictions, ce qui inclut généralement la plupart des carabines et des fusils de chasse utilisés couramment pour la chasse et le tir sportif.
- Les armes à feu à autorisation restreinte, ce qui inclut la plupart des armes de poing et certaines armes à feu semi-automatiques. Les utilisations légitimes de ces types d'armes à feu sont limitées aux champs de tir approuvés et aux fins de collection :
- Les armes à feu prohibées, notamment les armes à feu entièrement automatiques, les armes de poing à canon court ou les armes à feu fabriquées ou modifiées illégalement. Sauf dans de rares exceptions, ces armes à feu n'ont pas d'applications civiles légales au Canada.
- Les armes à feu sont classées en fonction de leurs caractéristiques physiques, de leur marque ou de leur modèle et peuvent être prévues dans les règlements relatifs au Code criminel, conformément aux pouvoirs du gouverneur en conseil.
- La Loi sur les armes à feu et ses règlements d'application établissent des règles et des exigences pour la possession, l'utilisation, le transport et le stockage légaux des armes à feu, en fonction de leur classification.
- Une personne doit remplir toutes les conditions prévues par la Loi sur les armes à feu, y compris la possession d'un permis de possession et d'acquisition (PPA) valide et d'un certificat d'enregistrement dans le cas d'armes à feu à autorisation restreinte ou prohibées, afin de posséder et d'acquérir légalement des armes à feu au Canada.
Q2 – Pouvez-vous expliquer la différence entre une arme à feu à autorisation restreinte et une arme à feu sans restrictions en vertu de la législation canadienne?
- Les armes à feu sans restriction sont des armes à feu qui ne répondent pas à la définition d'« armes à feu à autorisation restreinte » ou d'« armes à feu prohibées » figurant dans le Code criminel ou son règlement d'application. Les armes à feu sans restriction sont généralement des carabines et des fusils de chasse, et il n'est pas obligatoire de les enregistrer.
- Les armes à feu à autorisation restreinte comprennent les armes de poing qui ne sont pas prohibées, les carabines semi-automatiques et les fusils de chasse dont la longueur du canon est inférieure à 18,5 pouces, les armes à feu avec lesquelles on peut tirer lorsqu'elles sont réduites à une longueur inférieure à 660 mm et les armes à feu prescrites comme étant à autorisation restreinte dans le règlement d'application du Code criminel. Ces armes à feu sont généralement utilisées pour le tir sur cible ou le tir sportif.
- Tous les titulaires de permis doivent réussir le Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu (CCSMAF) pour être autorisés à détenir un permis.
- La possession d'armes à feu à autorisation restreinte nécessite aussi la réussite du Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu à autorisation restreinte (CCSMAFAR), l'enregistrement de toutes ces armes à feu et une autorisation spéciale pour leur transport au Canada et l'étranger, sauf lorsque le transport vers un champ de tir approuvé, ou d'un champ de tir approuvé vers un autre endroit, est nécessaire.
Q3 – Quels sont les modèles actuellement interdits dans le cadre du programme de rachat et pourquoi ont-ils été sélectionnés?
- Plus de 2 500 marques et modèles d'armes à feu ont été reclassés comme prohibés par le gouverneur en conseil au moyen d'un décret dans le cadre des interdictions de 2020, 2024 et 2025. Ces marques et modèles ne peuvent plus être légalement utilisés, vendus, importés, transférés ou transportés, sauf dans les cas prévus par les décrets d'amnistie qui accompagnent chaque décret ou dans les cas autorisés par un permis approprié d'exploitation d'un commerce, en vertu de la Loi sur les armes à feu.
- Les armes à feu interdites en 2020 et lors des interdictions ultérieures, en 2024 et en 2025, possèdent des caractéristiques techniques de base, à savoir un mécanisme semi-automatique permettant un tir rapide soutenu (conception tactique ou militaire avec un chargeur de grande capacité), qui les rendent inadaptées à un usage civil et qui en font une menace sérieuse pour la sécurité publique, étant donné la mesure dans laquelle elles peuvent augmenter la gravité des fusillades de masse.
Q4 – À la lumière de commentaires récents suggérant que les services de police municipaux ne disposent peut-être pas des ressources nécessaires pour appliquer le programme fédéral de rachat d'armes à feu, pourriez-vous nous faire part de votre évaluation de leur capacité actuelle et de la manière dont le gouvernement prévoit de soutenir l'application à l'échelle locale?
- Le Programme d'indemnisation pour les armes à feu de style arme d'assaut est un programme volontaire destiné aux propriétaires d'armes à feu. Il permet aux particuliers propriétaires d'armes à feu et aux entreprises de demander une indemnisation et de se défaire de leurs armes à feu prohibées avant la fin de la période d'amnistie.
- Le programme destiné aux particuliers s'appuie sur l'expertise des services de police compétents pour recueillir en toute sécurité les armes à feu détenues par le public. Ce travail ne peut pas compromettre, et ne compromettra pas, le travail essentiel que la police de première ligne entreprend chaque jour pour assurer la sécurité de nos collectivités. Le gouvernement fournit un financement pour aider le service de police compétent à recueillir les armes à feu en ayant recours aux heures supplémentaires, en faisant appel aux policiers hors service et en utilisant des ressources opérationnelles de rechange.
- Afin de réduire la charge de travail de la police [Caviarder]. Un portail Web/système de gestion des cas a également été développé pour garantir le bon déroulement de la procédure.
- Mes représentants participent à des réunions productives avec la police et des responsables municipaux au sujet du Programme. Il est très clair que le rôle de la police dans le Programme n'aura pas d'impact sur les services policiers de première ligne, et des fonds sont alloués pour les rembourser à la suite de leur participation à celui-ci.
Réforme de la mise en liberté sous caution
Q5 – Alors que le gouvernement s'apprête à présenter cet automne un projet de loi sur la réforme de la mise en liberté sous caution, pouvez-vous expliquer comment les changements proposés répondront aux préoccupations concernant les délinquants violents récidivistes libérés dans les collectivités?
- Bien que les détails de la réforme de la mise en liberté sous caution relèvent du ministre de la Justice, je soutiens pleinement les modifications législatives qui renforcent la sécurité publique en ciblant les récidivistes et les délinquants à haut risque. Mes représentants travaillent en étroite collaboration avec leurs collègues du ministère de la Justice pour faire avancer ces engagements.
- J'insiste toutefois sur le fait que le respect de cet engagement visera à renforcer les interventions aux étapes de la mise en liberté sous caution et de la détermination de la peine, en répondant aux préoccupations soulevées par les provinces, les intervenants et le public au sujet de la récidive violente, du crime organisé et du vol de voitures.
- L'objectif est d'améliorer la sécurité communautaire et de restaurer la confiance dans le système de justice.
Q6 – Croyez-vous que la sécurité publique devrait être la première considération dans les décisions de mise en liberté sous caution et, dans l'affirmative, comment le cadre fédéral actuel reflète-t-il cette priorité?
- La sécurité publique est une priorité absolue et, bien que les décisions de mise en liberté sous caution soient régies par le Code criminel sous l'autorité du ministre de la Justice, mon ministère s'attache à soutenir des mesures complémentaires.
- Cela comprend le financement et les programmes qui renforcent l'application de la loi, préviennent le crime et réduisent le taux de récidive.
- Les changements législatifs font partie d'une stratégie plus large visant à renforcer le système de mise en liberté sous caution et à soutenir les collectivités grâce à des interventions ciblées et à des efforts de prévention du crime.
Q7 – Comment votre ministère collabore-t-il avec les gouvernements provinciaux pour répondre aux préoccupations concernant les récidivistes et l'application des règles de mise en liberté sous caution? Travaillez-vous avec des provinces comme l'Ontario, qui ont demandé la mise en place d'un bracelet émetteur pour cheville, d'une détention obligatoire pour certains crimes et d'une règle des « trois prises »?
- La réforme de la mise en liberté sous caution est une responsabilité partagée, et nous travaillons en étroite collaboration avec les provinces et les territoires pour améliorer les résultats en matière de sécurité publique.
- Par exemple, grâce au Fonds de lutte contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs, nous fournissons 390,6 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir les initiatives d'application de la loi, de prévention et d'intervention. En Ontario, une partie des fonds est utilisée pour les équipes d'aide pour les mises en liberté sous caution concernant les infractions relatives aux armes à feu.
- Nous investissons également dans des programmes communautaires par l'intermédiaire du Fonds pour bâtir des communautés sécuritaires plus sûres et de la Stratégie nationale de prévention du crime. L'amélioration de l'échange des données avec les provinces demeure une priorité essentielle pour évaluer l'impact des réformes et suivre les tendances.
- Les efforts du gouvernement fédéral et des provinces et territoires qui contribuent à cet objectif sont essentiels et bienvenus, y compris les initiatives qui renforcent l'application de la loi et la supervision, ainsi que les soutiens plus larges qui traitent de la santé mentale, de la toxicomanie et des causes sous-jacentes de la criminalité.
Q8 – Êtes-vous en faveur de la remise obligatoire du passeport pour les non-citoyens et les résidents non permanents comme condition de mise en liberté sous caution, comme le propose le projet de loi C-242?
- Je pense que le projet de loi soulève des questions importantes qu'il convient d'examiner sérieusement, mais il est essentiel de se rappeler que toute condition de mise en liberté sous caution doit être liée à une gestion efficace du risque de l'accusé et au maintien de la sécurité de nos collectivités. Je comprends également que les tribunaux ont déjà l'autorisation d'imposer des conditions qui limitent le risque de fuite.
- Toutefois, je peux assurer au Comité que nos positions seront toujours guidées par la volonté d'obtenir des résultats en matière de sécurité publique grâce à des politiques fondées sur des données probantes, et que nous sommes prêts à soutenir toute initiative qui va dans ce sens.
Si l'on insiste
En ce qui concerne le soutien au projet de loi C-242 en particulier, le gouvernement est en train de l'examiner et de l'analyser afin que nous puissions comprendre pleinement ses répercussions politiques, opérationnelles et juridiques. Par conséquent, notre position sur le projet de loi reste à l'étude à l'heure actuelle.
Projet de loi C-2 – Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière et projet de loi C-8 – Loi concernant la cybersécurité
Q9 – Les projets de loi C-2 et C-8 élargissent tous deux l'accès du gouvernement aux données privées sans qu'un mandat soit nécessaire. Comment le gouvernement justifie-t-il cette érosion des protections de la vie privée?
- Les protections de la vie privée au Canada restent solides, et les projets de loi C-2 et C-8 s'inscrivent dans ce cadre.
- Le projet de loi C-2 permet aux forces de l'ordre et au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) de demander, sans mandat, des renseignements de base sur les services, comme l'existence d'un abonné, aux fournisseurs de services électroniques. Aucune donnée personnelle n'est accessible sans autorisation judiciaire.
- En cas d'urgence, des données limitées, telles que la transmission ou la localisation, peuvent être récupérées sans mandat, mais uniquement dans des conditions juridiques rigoureuses. Ces dispositions s'appuient sur les pouvoirs existants du Code criminel et alignent le Canada sur les partenaires du G7 et du Groupe des Cinq, établissant ainsi l'une des normes les plus protectrices de la vie privée à l'échelle internationale.
- Le projet de loi C-8 n'autorise pas l'accès sans mandat aux données personnelles des Canadiens. Il interdit explicitement l'interception des communications privées et se concentre uniquement sur la sécurisation de l'infrastructure de télécommunications du Canada.
- Toutes les données recueillies dans le cadre de la Partie 2, comme les renseignements techniques sur les cyberincidents, sont définies après consultation des intervenants et sont protégées par la Loi sur la protection de la vie privée. Le contrôle exercé par l'Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement (OSSNR) et le Comité des parlementaires sur la sécurité nationale et le renseignement (CPSNR) garantit la responsabilisation. En fin de compte, les deux projets de loi visent à moderniser les outils de sécurité du Canada tout en préservant la vie privée et en protégeant les Canadiens contre les cybermenaces et les activités criminelles.
Q10 – Pourquoi le gouvernement centralise-t-il le pouvoir entre les mains des ministres à l'aide de lois telles que les lois C-2 et C-8, sans qu'il y ait de solides freins et contrepoids?
- Les deux projets de loi prévoient de solides mécanismes de contrôle.
- En vertu de l'article C-2, les arrêtés ministériels doivent faire l'objet d'une consultation avec la ministre de l'Industrie et les fournisseurs de services touchés, qui peuvent demander un recours judiciaire. Des organes de surveillance indépendants tels que l'OSSNR et le CPSN sont également habilités à examiner les activités.
- Le projet de loi C-8 prévoit des garanties telles que des normes au caractère raisonnable, des exigences en matière de consultation et la transparence à l'aide de rapports publics. Les pouvoirs conférés par la Loi sur la protection des cybersystèmes essentiels relèvent du Cabinet, et non des ministres individuels, et sont destinés à protéger les infrastructures, et non à permettre la surveillance.
Q11 – L'industrie et la société civile ont exprimé des inquiétudes concernant les deux projets de loi. Comment le gouvernement a-t-il établi un dialogue avec les intervenants pour répondre à ces préoccupations? Le commissaire à la protection de la vie privée a-t-il été consulté?
- Les deux projets de loi ont fait l'objet de consultations approfondies. Le ministère de la Sécurité publique a organisé des séances d'information et des réunions bilatérales avec des représentants de la société civile, de l'industrie, du monde universitaire, des provinces et des organismes d'application de la loi au sujet du projet de loi C-2.
- Pour le projet de loi C-8, les consultations ont commencé dès son dépôt sous le nom de projet de loi C-26, avec la participation du commissaire à la protection de la vie privée. Les réactions des intervenants ont conduit à des amendements clés, tels que des protections plus claires de la vie privée, des exigences en matière de rapports et des dispositions relatives à la diligence raisonnable. Toutes ces dispositions sont maintenues dans la version actuelle du projet de loi.
Q12 – La Partie 1 de cette version du projet de loi C-8 confère des pouvoirs extraordinaires, comme celui de "mettre fin à des services à quiconque". Comment le gouvernement peut-il s'assurer qu'il ne supprime pas des services essentiels pour les Canadiens?
- Les pouvoirs conférés par le projet de loi C-8 visent à protéger le système de télécommunications du Canada contre les menaces graves, telles que les cyberattaques à grande échelle.
- Tout décret doit être raisonnable, proportionnel à la menace et fondé sur des critères précis. Les parties touchées sont consultées à l'avance et peuvent présenter des observations.
- La ministre de l'Industrie doit également être consultée. Les commandes sont publiques par défaut, les commandes confidentielles font l'objet d'une surveillance par l'OSSNR et le CPSNR. Ces garanties permettent de s'assurer que les pouvoirs sont utilisés de manière responsable et uniquement dans des circonstances exceptionnelles.
Achat d'hélicoptères à la Gendarmerie royale du Canada (GRC)
Q13 – Pourriez-vous expliquer pourquoi la GRC a choisi les hélicoptères Black Hawk pour les opérations frontalières? Quelles capacités particulières offrent-ils comparativement à d'autres plateformes? Comment soutiennent-ils les objectifs opérationnels de la GRC?
- La GRC a choisi les hélicoptères Black Hawk en raison de leur capacité à répondre à des besoins opérationnels précis en matière d'application de la loi aux frontières. Ces aéronefs offrent une couverture à longue distance, une grande capacité de charge utile et des capacités de déploiement rapide, y compris l'utilisation de la corde lisse et de la descente en rappel pour les opérations tactiques.
- Au moment de l'affrètement, il s'agissait de la seule plateforme disponible dans le cadre de l'offre permanente de Services publics et Approvisionnements Canada qui répondait à toutes les exigences en matière de patrouilles dans les régions éloignées entre les points d'entrée.
Q14 – Pouvez-vous préciser pourquoi la GRC a choisi de louer plutôt que d'acheter ces hélicoptères, et pourquoi la flotte est limitée à seulement trois appareils malgré l'ampleur des besoins en matière de surveillance des frontières?
- La location dans le cadre d'une offre permanente existante de SPAC a permis à la GRC de répondre rapidement aux besoins urgents en matière de sécurité frontalière tout en maintenant la flexibilité et la rentabilité.
- La taille de la flotte reflète les capacités en personnel et les priorités opérationnelles, les trois appareils Black Hawk étant déployés dans des zones à haut risque identifiées par les services de renseignement. La GRC utilise également d'autres aéronefs, notamment pour la surveillance secrète, ainsi que ses propres plateformes à voilure tournante et à voilure fixe.
- La planification d'un contrat de location à long terme concurrentiel est en cours, l'objectif étant d'acheter des hélicoptères lorsque les fonds nécessaires seront disponibles.
Enjeux frontaliers
Q15 – Pouvez-vous expliquer les récentes pannes des systèmes informatiques de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) qui ont entraîné des retards pour les voyageurs et le traitement des expéditions commerciales?
- Tout d'abord, je tiens à préciser que ces pannes ne sont pas le résultat d'une cyberattaque. Elles ont commencé à la suite de problèmes techniques imprévus survenus lors de la maintenance de routine des systèmes le dimanche 28 septembre.
- Pendant les interruptions, le personnel de l'ASFC et les partenaires des autorités aéroportuaires ainsi que des exploitants de ponts et de tunnels ont agi rapidement pour traiter manuellement les voyageurs, le trafic et les expéditions, tout en assurant la sûreté et la sécurité.
- Si les pannes initiales ont été résolues dans les 48 heures, les répercussions sur les kiosques dans les aéroports et sur le traitement commercial dans certains points d'entrée se sont poursuivies pendant que l'ASFC s'efforçait de rattraper le retard accumulé.
- Les responsables de l'ASFC collaborent étroitement avec Services partagés Canada, qui fournit des services d'infrastructure informatique sécurisés, afin de réduire le risque de pannes futures et de renforcer ses plans d'urgence sur la base de l'expérience acquise lors de ces récentes pannes.
Q16 – Quel pourcentage du fret conteneurisé entrant au Canada est actuellement contrôlé pour détecter la contrebande ou les menaces pour la sécurité, et quelles sont les technologies utilisées pour soutenir ce contrôle?
L'ASFC contrôle 100 % du fret maritime conteneurisé entrant au Canada en utilisant une combinaison d'évaluation des risques et d'outils ou de technologies. Cela comprend le ciblage, l'imagerie à grande échelle, les portiques de détection de radiation et l'examen de dépotage.
Q17 – Vous avez récemment reçu une lettre de l'Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent vous demandant de rétablir et d'accroître la capacité de dédouanement dans le corridor de l'autoroute H2O. La lettre souligne le retrait des services de l'ASFC du port de Valleyfield et l'absence d'options de dédouanement dans d'autres ports stratégiques, notamment Hamilton, Windsor, Québec, Picton, Port Colborne et Goderich. Quelles mesures concrètes prenez-vous pour rétablir et accroître la capacité de dédouanement à Valleyfield et dans les autres ports du corridor de l'autoroute H2O afin d'assurer la compétitivité et la résilience de la chaîne d'approvisionnement du Canada?
- Je tiens à souligner le rôle de l'ASFC non seulement dans la sécurité nationale et la sécurité publique, mais aussi dans la sécurité économique du Canada. Le travail de l'ASFC dans les ports ne consiste pas seulement à empêcher la contrebande d'entrer, mais aussi à s'assurer que les marchandises légitimes circulent rapidement.
- Notre gouvernement se concentre sur la diversification des échanges, comme en témoignent les travaux menés par le premier ministre avec des pays du monde entier. S'assurer que nos chaînes d'approvisionnement sont fluides et que nous disposons de l'infrastructure portuaire adéquate est un effort commun auquel participent, entre autres, mes collègues des Transports, de l'ISDE et du Commerce. Je peux vous assurer que nous collaborons pour nous assurer que nous avons les bonnes infrastructures aux bons endroits, pour favoriser la fluidité tout en protégeant la sécurité des Canadiens.
Si l'on insiste pour discuter de l'envoi d'agents de l'ASFC ou de la désignation du port de Valleyfield.
Nous ferons ce qu'il faut pour l'économie canadienne. et cela se fera en consultation avec mes collègues du Cabinet.
Q18 – Le secrétaire parlementaire de la secrétaire d'État à la Lutte contre la criminalité a annoncé publiquement que le groupe de hip-hop irlandais Kneecap était interdit de territoire au Canada. Mais il n'y a eu aucun avis officiel, aucune confirmation de l'ASFC ou d' Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), et le groupe affirme avoir reçu des autorisations de voyage valides. Le secrétaire parlementaire a-t-il induit les Canadiens en erreur et, dans la négative, qui a pris cette décision, pour quels motifs et pourquoi a-t-elle été communiquée de manière aussi vague et officieuse?
- Tout ressortissant étranger souhaitant venir au Canada doit obtenir un document de voyage canadien, tel qu'un visa ou une autorisation de voyage électronique (AVE). L'octroi de ce document relève de la responsabilité d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).
- Les agents d'IRCC, en consultation avec les agents des services frontaliers du Canada, examinent les demandes pour en vérifier la recevabilité et l'admissibilité. L'interdiction de territoire pour motifs graves comprend les motifs liés à la sécurité nationale, aux crimes graves et au crime organisé ainsi qu'aux violations des droits de la personne. Les ressortissants étrangers interdits de territoire ne se verront pas délivrer de document de voyage et peuvent se voir retirer un document de voyage existant.
- Le statut du document de voyage d'une personne ne peut être divulgué ici pour des raisons de confidentialité. Je vous renvoie à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté pour de plus amples renseignements.
Q19 – Des rapports récents révèlent que près de 600 ressortissants étrangers frappés d'une mesure d'expulsion du Canada – dont des centaines condamnés pour des crimes graves – sont portés disparus et manquent à l'appel. Nombre d'entre eux échappent à l'expulsion depuis des années. En 2023, votre gouvernement a fermé la page Web de l'ASFC portant sur les personnes recherchées, éliminant ainsi un outil public essentiel permettant de localiser les individus à haut risque. Comment expliquez-vous cet échec de l'application de la loi et quelles mesures prenez-vous pour garantir que les mesures d'expulsion sont exécutées de manière transparente, cohérente et de façon à protéger la sécurité publique?
- Depuis 2021, l'ASFC a doublé le nombre de renvois, qui est passé de 7 530 par an à 18 048 au cours du dernier exercice.
- Lorsqu'un étranger interdit de territoire ne se conforme pas aux exigences en matière de renvoi, l'ASFC délivre un mandat d'arrêt et travaille sans relâche avec la police pour le retrouver.
- Plus de 550 agents de l'ASFC se consacrent aux enquêtes sur l'immigration et aux renvois. Ils se concentrent sur les cas qui présentent un risque pour la sécurité et la sûreté publique. L'ASFC dispose également d'une ligne téléphonique permettant au public de communiquer des renseignements sur les allées et venues des personnes qui tentent de se soustraire à la loi.
- L'année dernière, l'ASFC a exécuté 542 mandats de l'immigration concernant des criminels, et ses représentants en ont exécuté 254 depuis le début de l'année. Ils ont également expulsé 905 personnes interdites de territoire pour des motifs liés à la criminalité, au crime organisé ou à la sécurité.
- Les agents de l'ASFC vont continuer à faire leur travail en expulsant de ce pays les personnes qui ont purgé des peines après avoir commis un crime.
Q20 – Un rapport récent a révélé que Gulfam Hussain, un ressortissant étranger condamné pour une infraction criminelle et visé par un ordre d'expulsion depuis 2017, se trouve toujours au Canada huit ans plus tard. Comment est-il possible qu'une personne jugée interdite de territoire pour des motifs criminels n'ait pas été expulsée, et quelles mesures prenez-vous pour garantir que les mesures d'expulsion sont exécutées rapidement et efficacement afin de protéger la sécurité publique? Compte tenu de son passé criminel, comment M. Hussain a-t-il pu entrer au Canada? Cela n'indique-t-il pas une défaillance plus générale dans les processus de sélection et d'admissibilité du Canada, et avez-vous l'intention de renforcer ces mécanismes afin d'éviter que des cas similaires ne se reproduisent à l'avenir?
- Bien que je ne puisse pas commenter des cas individuels, je peux vous dire que l'ASFC et IRCC ont mis en place des mesures pour empêcher les mauvais acteurs d'entrer dans notre pays et qu'ils travaillent constamment à l'amélioration de ces mesures.
- Lorsque l'ASFC apprend que des particuliers ne respectent pas les lois sur l'immigration de notre pays, elle mène une enquête et prend des mesures.
- L'année dernière, l'ASFC a renvoyé plus de 18 000 personnes interdites de territoire - le nombre le plus élevé depuis dix ans - dont 905 personnes faisant l'objet d'une interdiction pour des motifs graves.
- Le plan frontalier prévoit des fonds pour permettre à l'ASFC d'augmenter le nombre de renvois à 20 000 par an.
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Allégations de corruption à la GRC et à l'ASFC formulées devant le SECU le 7 octobre 2025
Q23 – Un témoin a fait de graves allégations de corruption au sein de la GRC et de l'ASFC. Que comptez-vous faire face à ces graves allégations? En avez-vous discuté avec le commissaire de la GRC et la présidente de l'ASFC?
Je prends très au sérieux toute allégation de corruption et de mauvaise conduite au sein de mon portefeuille. Les Canadiens peuvent être assurés que l'ASFC prend également les allégations au sérieux et les traite en conséquence, y compris en collaborant avec des partenaires sur des questions de corruption potentielle.
8 octobre 2025 : conférence de presse organisée par un ancien fonctionnaire pour révéler les conclusions d'une enquête sur des allégations de corruption et d'influence indirecte à l'Î.-P.-É.
Q24– Comment réagissez-vous aux allégations de corruption et d'influence indirecte à l'Île-du-Prince-Édouard?
- L'ingérence étrangère est une menace pour la souveraineté du Canada, pour la sécurité de ses institutions et de son peuple, et nous prenons ces menaces au sérieux. L'ingérence étrangère peut se manifester de multiples façons, les États utilisant de nouvelles tactiques pour étendre leur influence et atteindre leurs objectifs stratégiques, notamment en ciblant d'autres territoires au Canada au-delà de l'échelle fédérale.
- Lorsqu'il reçoit des allégations d'ingérence étrangère, y compris des opérations d'ingérence secrètes, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) utilise, de concert avec les organismes d'application de la loi, tous les pouvoirs découlant de la Loi sur le SCRS pour enquêter, conseiller et intervenir au sujet de la menace, afin de protéger les Canadiens. En outre, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) peut enquêter sur les allégations d'ingérence étrangère, y compris l'ingérence politique d'un gouvernement étranger, et y répondre.
- Nous nous efforçons toujours d'améliorer notre approche en matière de lutte contre les ingérences étrangères et nous avons pris des mesures décisives pour renforcer notre dispositif. Par exemple, la Loi sur la lutte contre l'ingérence étrangère :
- Elle donne notamment au SCRS l'autorisation légale de communiquer des renseignements sur les menaces à un ensemble de partenaires canadiens plus large que le gouvernement fédéral;
- a créé de nouvelles infractions qui couvrent l'ingérence étrangère et l'ingérence étrangère malveillante, même lorsque ces actions visent les gouvernements provinciaux ou les administrations municipales;;
- a établi une procédure de contrôle administratif sécurisée qui offre une plus grande souplesse au gouvernement pour protéger les renseignements au cours d'une procédure administrative.
- Depuis l'adoption de la Loi sur la lutte contre l'ingérence étrangère, les ministères fédéraux s'efforcent d'informer les partenaires et les intervenants de l'ensemble du gouvernement (y compris les gouvernements sous-nationaux et les services de police compétents) sur les nouvelles lois, sur la manière dont elles s'appliquent et sur le moment où elles s'appliquent. En outre, le coordonnateur national de la lutte contre l'ingérence étrangère (CNLIE) a collaboré avec des partenaires fédéraux chargés de l'application de la loi et de la sécurité nationale pour organiser des ateliers à l'intention de groupes de la société civile et d'interlocuteurs clés dans tout le Canada, y compris dans le Canada atlantique, sur la manière de renforcer la résilience face à la menace et de signaler les cas d'ingérence étrangère aux autorités responsables.
- Nous continuons d'exhorter les organisations ou les membres du public qui font état d'allégations d'ingérence étrangère à continuer de les signaler à la GRC ou au SCRS.
Q25 – Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas encore nommé un commissaire à la transparence de l'ingérence étrangère ou mis en place le registre des agents étrangers prévu par le projet de loi C-70?
- Nous savons que l'ingérence et l'influence politiques peuvent être particulièrement difficiles à traiter, car elles ne se manifestent pas toujours par des activités de lobbying traditionnelles. C'est pourquoi nous avons présenté la Loi sur la transparence et la responsabilité en matière d'influence étrangère, afin de mettre en lumière les domaines où les activités d'influence seraient autrement menées dans l'obscurité.
- L'entrée en vigueur de la Loi est une entreprise importante, et les fonctionnaires continuent à travailler pour assurer sa mise en œuvre complète et rapide. Nous prenons connaissance d'efforts similaires entrepris par les alliés du Canada, dont la mise en œuvre a pris plus de deux ans.
- La nomination d'un commissaire indépendant est une priorité absolue qui nécessite un processus de sélection rigoureux pour garantir la crédibilité et l'impartialité. D'autres éléments importants du régime sont en cours d'élaboration, notamment les règlements, la mise en place du commissariat, l'élaboration d'un système d'application prévoyant des sanctions financières et d'éventuelles poursuites criminelles en cas d'infractions graves; et en développant une plateforme en ligne sécurisée et conviviale pour l'inscription et l'accès du public.
- Le régime sera lancé dans les plus brefs délais, tout en veillant à ce qu'il soit bien conçu. Les Canadiens qui souhaitent signaler une ingérence étrangère peuvent téléphoner à la GRC, au SCRS, au Centre de la sécurité des télécommunications (CST) et à l'ASFC, ou utiliser les mécanismes de signalement en ligne qui sont surveillés, pour toute personne souhaitant signaler une menace pour la sécurité nationale.
- Nous sommes reconnaissants envers toute personne qui formule des allégations d'ingérence étrangère, et nous incitons toutes celles qui souhaitent signaler de telles activités à le faire auprès des autorités fédérales compétentes.
Enquêtes de sécurité
Q26 – Pourquoi l'examen des demandes d'immigration émanant de certains pays prend-il autant de temps? Le gouvernement procède-t-il à ces évaluations en se fondant sur le sexe, la race et l'appartenance ethnique, comme le font actuellement les États-Unis?
- Le SCRS n'évalue pas les personnes en fonction de leur race ou de leur origine ethnique, mais plutôt en fonction d'une série d'autres facteurs de risque.
- Le processus de filtrage de sécurité de l'immigration comporte plusieurs étapes et est le fruit d'une collaboration entre IRCC, l'ASFC et le SCRS. IRCC et l'ASFC transmettent certaines demandes au SCRS pour des évaluations de sécurité.
- Chacun de ces dossiers est examiné et analysé à la lumière de l'information et des renseignements disponibles, et le SCRS fournit une évaluation de sécurité.
- IRCC est le décideur en matière de dossiers d'immigration, en vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR).
- Les demandes de filtrage de sécurité en matière d'immigration et de citoyenneté adressées au SCRS ont augmenté de 156 % entre 2022 (343 700) et 2024 (538 200).
- La majorité des dossiers sont traités rapidement, tandis que d'autres nécessitent des vérifications supplémentaires pour des raisons valables, dans l'intérêt de la sécurité nationale et de la sûreté du Canada et des Canadiens.