Note d'aperçu
Renseignements générales
Date : Le 30 avril 2026
Heure : De 15 h 30 à 16 h 30.
Emplacement : À déterminer
Contexte
Vous comparaîtrez avec le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté (IRC) devant le SECU Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU) pendant une heure dans le cadre de l'étude du Comité sur la capacité du Canada de renvoyer les étrangers ayant un casier judiciaire. En plus des fonctionnaires qui appuient le ministre de l'IRC, les hauts fonctionnaires du portefeuille suivants se joindront à vous à la table :
- Tricia Geddes, sous-ministre, Sécurité publique Canada
- Erin O'Gorman, présidente, Agence des services frontaliers du Canada
- Aaron McCrorie, vice-président, Direction générale du renseignement et de l'exécution de la loi, Agence des services frontaliers du Canada (ASFC)
Le 2 décembre 2025, au début de l'étude, le Comité a entendu des hauts fonctionnaires de l'ASFC au sujet du processus de renvoi en vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, de l'inventaire des renvois et du cadre de priorisation fondé sur les risques de l'Agence, qui met l'accent sur la grande criminalité, le crime organisé, la sécurité nationale et les crimes contre l'humanité.
Les membres du SECU des partis d'opposition continuent de remettre en question l'efficacité des mesures d'exécution actuelles, notamment la nécessité de modifier les lois pour remédier aux longs délais dans les cas d'interdiction de territoire pour criminalité et les mesures prises pour améliorer les résultats des renvois dans les cas graves.
Séquence de la réunion
Au début de la réunion, vous serez invité à prononcer un mot d'ouverture d'environ cinq minutes.
Motion établissant l'étude
Que, étant donné que, selon certaines informations, 1635 ressortissants étrangers ayant un casier judiciaire sont passibles d'expulsion, dont 600 ne se sont pas présentés à leur audience d'expulsion et dont on ignore où ils se trouvent, 431 ont été reconnus coupables de crimes graves et 361 échappent à l'expulsion depuis plus de deux ans, le Comité entreprenne une étude, conformément à l'article 108(2) du Règlement, sur la capacité du Canada à expulser les ressortissants étrangers ayant un casier judiciaire, en vue de recommander des mesures visant à empêcher ces criminels d'entrer au Canada, en premier lieu, et de trouver des moyens plus efficaces de garantir leur expulsion;
Notes d'allocution pour l'honorable Gary Anandasangaree
Ministre de la Sécurité publique
Merci de m'avoir permis de me joindre à vous aujourd'hui.
J'aimerais commencer par reconnaître que nous nous trouvons sur le territoire traditionnel et non cédé des Algonquins Anichinabés.
La protection de la population canadienne et le maintien de l'intégrité de notre système d'immigration sont des priorités pour notre gouvernement.
Nous devons absolument veiller à ce que nos frontières demeurent sécuritaires et à ce que les politiques liées aux frontières et à l'immigration soient appliquées de manière équitable, transparente et conforme aux lois canadiennes et aux obligations internationales.
Notre gouvernement est déterminé à s'assurer que les personnes qui ne répondent plus aux exigences pour demeurer au pays, notamment celles qui menacent la sécurité publique ou nationale, soient renvoyées du pays conformément aux lois et aux processus connexes.
J'aimerais prendre un moment pour discuter du rôle du ministre de la Sécurité publique à cet égard.
Le ministre est responsable de l'administration des dispositions en matière d'immigration en vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, notamment le pouvoir d'examiner les personnes qui entrent au Canada, et le pouvoir d'enquêter sur les ressortissants étrangers et les résidents permanents interdits de territoire, de procéder à leur arrestation, de les détenir et de les renvoyer du pays.
Enfin, le ministre est aussi chargé d'orienter les politiques et les dispositions liées à la sécurité nationale, à la criminalité transfrontalière et au crime organisé et a le pouvoir exclusif d'accorder une exemption quant à leurs effets.
L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) priorise le renvoi des personnes qui présentent un risque pour la sécurité publique. En 2025, l'ASFC a franchi une étape importante en renvoyant plus de 22 500 personnes interdites de territoire, un chiffre record en une seule année. Parmi ces personnes, près de 1200 ont été renvoyées en raison de graves préoccupations liées à la criminalité, à la sécurité nationale, à des violations des droits de la personne et au crime organisé.
Au cours des cinq dernières années, les renvois pour des motifs graves ont presque doublé, ce qui témoigne de l'engagement et des efforts de l'ASFC pour atténuer les menaces à la sécurité publique.
L'ASFC lutte activement contre les activités criminelles comme l'extorsion en collaborant avec les forces de l'ordre pour renvoyer les personnes impliquées dans ces activités qui terrorisent nos communautés. Ces efforts ont eu des incidences dans certaines régions, comme la vallée du bas Fraser en Colombie-Britannique, Edmonton, Winnipeg et la région du Grand Toronto, où les communautés ont encouragé la perturbation de ces réseaux criminels.
Les affaires qui impliquent des personnes présentant un risque pour la sécurité publique sont renvoyées à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, qui décide de prendre ou non des mesures de renvoi.
Une mesure de renvoi n'entraîne pas automatiquement une action immédiate.
Le manque de coopération de certains gouvernements étrangers, qui retarde l'émission des documents de voyage requis, est un obstacle important. Il influe sur l'efficacité des renvois, en particulier dans les affaires faisant l'objet de mesures exécutoires. Nous collaborons avec ces pays, et certains de ces efforts sont fructueux.
La compréhension publique est aussi essentielle. Même si tous les renvois ne sont pas liés à une menace immédiate, les personnes qui constituent une menace pour les Canadiens et les Canadiennes peuvent être mises en état d'arrestation et détenues en vertu des lois en matière d'immigration.
L'ASFC compte sur sa collaboration étroite au pays et à l'étranger pour atteindre ses objectifs. Les signalements publics faits à la ligne de surveillance frontalière de l'ASFC demeurent un outil essentiel pour identifier les menaces, renforcer l'engagement communautaire et améliorer les résultats des affaires.
Les investissements prévus dans le Plan frontalier ont aussi permis à l'ASFC d'élargir ses ressources. L'ASFC a embauché des agents de traitement des cas d'exécution de la loi supplémentaires pour procéder aux renvois et réduire les arriérés. Elle embauche aussi 1000 nouveaux agents pour renforcer les activités de première ligne, notamment les enquêtes intérieures et les renvois.
Tous les acteurs du portefeuille de la sécurité publique et, en fait, de l'ensemble du gouvernement prennent très au sérieux leur mandat de protéger la population canadienne. Les succès de l'ASFC reflètent la puissance de la collaboration.
Pour conclure, je tiens à souligner le dévouement du personnel de l'ASFC et de ses partenaires fédéraux. Le travail de l'Agence, appuyé par les forces de l'ordre et la collaboration internationale, est essentiel pour protéger les Canadiens et les Canadiennes et maintenir l'équité et la transparence du système d'immigration.
Encore une fois, merci de m'avoir reçu aujourd'hui. Je serai ravi de répondre à vos questions.