Sécurité communautaire
Tendances et facteurs clés
- Le volume et la gravité des crimes signalés par la police au Canada ont augmenté en 2023, confirmant la tendance observée depuis 2014.
- Malgré une légère baisse en 2023 (-1,7 %), le taux de crimes violents perpétrés avec arme à feu fut 22 % plus élevé qu'en 2018 et 55 % plus qu'en 2013, tandis que les crimes violents en général sont 25 % plus élevés depuis 2018 et 30 % plus élevés depuis 2013.
- Les Canadiens déclarent avoir une bonne ou une grande confiance dans la police (62 %), mais sont moins satisfaits du système judiciaire et des tribunaux (46 %), du parlement fédéral (32 %) et des médias (32 %) (Statistique Canada).
- Les Autochtones sont surreprésentés dans le système de justice pénale du Canada; 50 % des femmes incarcérées sont autochtones, tandis que le taux de victimisation violentes au sein des autochtones est plus de deux fois supérieur à celui des non-autochtones (163 incidents pour 1000 habitants contre 74 incidents pour 1000 habitants).
Taux de criminalité déclarée par la police au Canada, 1963 à 2023
(par 100,000 habitants) - Donnés provenant de Statistique Canada (07-25-2024)
Description d'image
Le graphique représente les crimes signalés à la police au Canada de 1963 à 2023 pour 100 000 habitants. Il comporte quatre lignes : une ligne pointillée intitulée « Crimes violents », une ligne continue intitulée « Autres crimes », une ligne en pointillée intitulée « Crimes contre les biens » et une ligne continue rouge intitulée « Total ». L'axe vertical commence à 0 et va jusqu'à 12 000, par incréments de 2 000. L'axe horizontal indique les années de 1963 à 2023, par incréments de dix ans. Sur le graphique, la ligne « Crimes violents » commence en 1963 près de 0 et augmente régulièrement jusqu'en 2023. La ligne « Autres crimes » commence en 1963 avec 700 crimes, augmente régulièrement en 1993 pour atteindre 2 500 crimes, puis diminue en 2023 pour atteindre 1 500 crimes. La ligne « Crimes contre les biens » commence en 1962 avec 2 000 crimes, augmente régulièrement en 1993 pour atteindre 5 000 crimes, puis redescend en 2023 à 2 000. La ligne « Total » commence en 1963 avec 3 000 crimes, augmente régulièrement en 1983 pour atteindre 8 000, atteint un pic en 1993 avec 11 000, puis diminue régulièrement pour atteindre 6000 en 2023. Les chiffres sont approximatifs pour 100 000 habitants, toutes les données sont approximatives.
Ce qui fonctionne
- Les interventions précoces visant les facteurs qui conduisent à un comportement criminel se sont avérées efficaces, permettent de rendre les communautés plus sûres et de réduire les coûts au système de justice pénale.
- Renforcer la sécurité des frontières et de l'immigration en augmentant les investissements et la collaboration nationale et internationale.
- La collaboration entre les services de police du Canada pour répondre aux situations d'urgences et partager des informations afin de lutter contre la criminalité.
- Approches pangouvernementales et engagament FPT fort pour répondre aux défis en matière de sécurité communautaire (c.-à-d. Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances, Stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes, etc.)
Défis et opportunités
- Les approches en matière de prévention de la criminalité sont caractérisées par un système hétéroclite multijuridictionnel qui présente des défis importants en termes de ressources et d'opérations.
- Des facteurs sociaux croissants augmentent les risques de comportements criminel (p. ex. pauvreté, insécurité alimentaire, éducation, emploi, logement, santé et soins de santé mentale). Nombre d'entre eux relèvent de la responsabilité des provinces et des territoires.
- La complexité croissante des crimes demande une plus grande intégration et collaboration entre les services de sécurité nationale et de renseignement, et des organismes d'application de la loi.
- L'augmentation des coûts, la demande croissante de services et l'augmentation des postes vacants ont un impact sur la structure actuelle de la GRC. Une attention particulière est nécessaire pour renforcer la capacité des services de police fédéraux (responsabilité unique du fédéral).
- Le contrats de police de la GRC expireront en 2032, ce qui offre l'occasion de redéfinir le rôle futur du gouvernement fédéral et le niveau de soutien à la prestation des services de police de première ligne.
- [CAVIARDÉ]
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