Gestion des urgences
Tendances et facteurs clés
- Si l'on compare 2000-2020 aux deux décennies précédentes, le Canada a vu augmenter de :
- 38 % les catastrophes naturelles;
- 400 % les coûts de rétablissement
- La saison des incendies de 2023 a été la pire jamais enregistrée, avec 15 millions d'hectares brûlés, contre une moyenne annuelle de 2,7 millions. L'année 2024 a de nouveau dépassé la moyenne avec 5,2 millions d'hectares brûlés.
- L'impact économique total des catastrophes naturelles au Canada en 2024 est estimé à 20 milliards de dollars.
- Plus de 40 % des attaques par rançongiciels au Canada ciblent le secteur d'infrastructures essentielles, ce qui augmentent le risque d'urgences catastrophiques.
Ce qui fonctionne
- Chaque dollar investi dans l'atténuation des effets des catastrophes permet d'économiser entre 7 et 13 dollars d'aide post-catastrophe. Les accords d'aide financière en cas de catastrophe modernisés permettront de mieux soutenir les personnes vulnérables, de renforcer la résilience et d'atténuer les risques futurs.
- Comprendre et communiquer les risques est essentiel pour que les individus, les gouvernements et la société prennent des mesures pour se protéger. Des initiatives telles que le portail sur les risques d'inondation sont essentielles pour permettre aux gouvernements et citoyens de prendre des décisions éclairées.
- La nécessité de renforcer la GU est de plus en plus reconnue dans toutes les juridictions, ce qui se traduit par des investissements stratégiques et ciblés qui soutiennes les capacités d'intervention locales et régionales (p. ex. : la création de forces d'intervention civiles en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse).
- Le renforcement des relations avec de nouveaux partenaires, tels que les organisations non gouvernementales et autochtones, a permis d'élargir la gouvernance nationale de la GU.
Défis et opportunités
- L'évolution des réalités géopolitiques pousse le Canada à renforcer son autonomie en matière de gestion des urgences nationales.
- Les lacunes en matière de capacité de réponse systémique sont dues au manque d'investissements adéquats et à une coordination limitée.
- L'extension des fonctions de préparation et d'intervention axée sur tous les risques (naturels et humains) devrait tenir compte des considérations de sûreté et de sécurité nationale.
- L'accès insuffisant à des informations précises et faciles à comprendre au sujet des risques empêche toute prise de décisions éclairée avant, pendant et après une crise.
- Le gouvernement du Canada manque d'outils modernes, de soutiens et d'autorités pour répondre aux attentes croissantes.
- La communauté fédérale de GU manque d'interopérabilité en raison d'équipement obsolète (p. ex. les systèmes informatiques) et d'approches inconsistantes en matière de formation et de professionnalisation.
| Période | Paiement (en millions de dollars) |
|---|---|
| 1980 à 1984 | $ 28,8 M |
| 1985 à 1989 | $ 54,0 M |
| 1990 à 1994 | $ 65,4 M |
| 1995 à 1999 | $ 909,8 M |
| 2000 à 2004 | $ 463,9 M |
| 2005 à 2009 | $ 275,7 M |
| 2010 à 2014 | $ 1704,0 M |
| 2015 à 2019 | $ 1813,0 M |
| 2020 à 2024 | $ 3648,4 M |
Alors que le programme existe depuis 1970, les paiements faits aux provinces et aux territoires au titre d'AAFC dans les seules 10 dernières années représentent 73 % du total.
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