Quelle est la fréquence de la cybervictimisation
Les expériences des jeunes et des jeunes adultes, y compris ceux des communautés 2ELGBTQIA+ et des personnes en situation de handicap
Tables des matières
Note sur l'accessibilité
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Introduction
À l'aide des données d'une demande personnalisée de l'Enquête canadienne sur la santé des enfants et des jeunes (ECSEJ) de 2019 et de l'Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés (ESEPP) de 2018, ce produit explore la prévalence des expériences de cybervictimisation chez les jeunes (de 12 à 17 ans) et les jeunes adultes (de 18 à 29 ans), y compris ceux des communautés 2ELGBTQIA+ et des personnes en situation de handicap.
Termes clés
- CybervictimisationNotes de bas de page 1
- Elle peut être décrite comme un préjudice intentionnel et répété causé par l'utilisation de la technologie. Les personnes qui subissent ce préjudice sont considérées comme des victimes cybernétiques.Notes de bas de page 2
- Prévalence
- Le pourcentage de personnes d'un groupe qui ont une expérience commune (par exemple, la cybervictimisation) au cours d'une période donnée.
RésultatsNotes de bas de page 3
Près de 50 % des jeunes adultes qui s'identifient comme 2ELGBTQIA+ ont été victimes de cybervictimisation. Ils étaient plus de deux fois plus susceptibles d'être victimes de cybervictimisation que les jeunes adultes non 2ELGBTQIA+.
La différence la plus importante entre les groupes concerne la prévalence des jeunes adultes qui ont déclaré avoir été victimes de l'affichage et de la distribution de matériel intime ou sexuellement explicite sans consentement.
Les jeunes adultes 2ELGBTQIA+ étaient cinq fois plus susceptibles d'être victimes de ce type de cybervictimisation que leurs homologues non 2ELGBTQIA+.
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Diagramme à barres horizontales illustrant la prévalence de la cybervictimisation chez les jeunes adultes âgés de 18 à 29 ans, par type de cybervictimisation et par diversité sexuelle/de genre, en 2018. Les jeunes adultes 2ELGBTQIA+ avaient une prévalence plus élevée dans les cinq types de cybervictimisation.
25 % des jeunes adultes 2ELGBTQIA+ ont déclaré avoir reçu des courriels menaçants ou agressifs, des messages dans les médias sociaux ou des messages textes lorsque ils étaient le seul destinataire, contre 12 % des jeunes adultes non 2ELGBTQIA+.
17 % des jeunes adultes 2ELGBTQIA+ ont déclaré avoir été la cible de commentaires menaçants ou agressifs diffusés par des courriels de groupe, des messages textes de groupe ou des publications sur les médias sociaux, contre 5 % des jeunes adultes non 2ELGBTQIA+.
10 % des jeunes adultes 2ELGBTQIA+ ont déclaré qu'une personne a publié ou distribué (ou menacé de le faire) des vidéos ou des images intimes ou sexuellement explicites sans leurs consentement, contre 2 % des jeunes adultes non 2ELGBTQIA+.
16 % des jeunes adultes 2ELGBTQIA+ ont déclaré que quelqu'un exercait une pression sur vous afin d'envoyer, de partager ou de publier des images ou des messages sexuellement suggestifs ou explicites, contre 6 % des jeunes adultes non 2ELGBTQIA+.
32 % des jeunes adultes 2ELGBTQIA+ ont déclaré que quelqu'un a envoyé des images ou des messages sexuellement suggestifs ou explicites alors qu'ils ne voulaient pas les recevoir, contre 14 % des jeunes adultes non 2ELGBTQIA+.
| Type de cybervictimisation | 2ELGBTQIA+ | Non-2ELGBTQIA+ |
|---|---|---|
| Vous avez reçu des courriels menaçants ou agressifs, des messages dans les médias sociaux ou des messages textes lorsque vous étiez le seul destinataire. | 24,9 % | 11,5 % |
| Vous avez été la cible de commentaires menaçants ou agressifs diffusés par des courriels de groupe, des messages textes de groupe ou des publications sur les médias sociaux. | 16,5 % | 5,4 % |
| Une personne a publié ou distribué (ou menacé de le faire) des vidéos ou des images intimes ou sexuellement explicites de vous sans votre consentement. | 9,7 % | 1,8 % |
| Quelqu'un a exercé une pression sur vous afin d'envoyer, de partager ou de publier des images ou des messages sexuellement suggestifs ou explicites. | 15,6 % | 5,6 % |
| Quelqu'un vous a envoyé des images ou des messages sexuellement suggestifs ou explicites alors que vous ne vouliez pas les recevoir. | 31,7 % | 13,8 % |
Remarque : La somme des pourcentages des jeunes adultes 2ELGBTQIA+ et non 2ELGBTQIA+ n'est pas égale à 100 %, car certaines personnes interrogées ont choisi de ne pas divulguer leur identité sexuelle et de genre. En outre, les pourcentages de cybervictimisation ne totalisent pas 100 %, car les répondants pouvaient également choisir plusieurs catégories de réponses.
La prévalence de la cybervictimisation était plus élevée chez les jeunes plus âgés que chez les jeunes moins âgés.
La prévalence de la cybervictimisation chez les garçons était la plus élevée à 15 ans, tandis que la prévalence de la cybervictimisation chez les filles était la plus élevée à 17 ans.
Description d'image
Un diagramme à barres horizontales montrant la prévalence de la cybervictimisation chez les jeunes âgés de 12 à 17 ans, par âge et par sexe, en 2019.
Chez les jeunes de 12 ans, la prévalence de la cybervictimisation était plus élevée chez les garçons (20,7 %) que chez les filles (19,0 %).
Chez les jeunes de 13 ans, la prévalence de la cybervictimisation était plus élevée chez les filles (23,9 %) que chez les garçons (22,7 %).
Chez les jeunes de 14 ans, la prévalence de la cybervictimisation était plus élevée chez les filles (25,8 %) que chez les garçons (20,5 %).
Chez les jeunes de 15 ans, la prévalence de la cybervictimisation était plus élevée chez les garçons (29,2 %) que chez les filles (26,6 %).
Chez les jeunes de 16 ans, la prévalence de la cybervictimisation était plus élevée chez les filles (26,5 %) que chez les garçons (26,1 %).
Chez les jeunes de 17 ans, la prévalence de la cybervictimisation était plus élevée chez les filles (30,7 %) que chez les garçons (23,4 %).
| Âge | Garçons | Filles |
|---|---|---|
| 12 | 20,7 % | 19,0 % |
| 13 | 22,7 % | 23,9 % |
| 14 | 20,5 % | 25,8 % |
| 15 | 29,2 % | 26,6 % |
| 16 | 26,1 % | 26,5 % |
| 17 | 23,4 % | 30,7 % |
L'écart dans les taux de prévalence de la cybervictimisation entre les jeunes adultes 2ELGBTQIA+ et leurs homologues non 2ELGBTQIA+ était le plus important au début de l'âge adulte.
Bien que les jeunes adultes non 2ELGBTQIA+ des groupes d'âge plus élevés ont déclaré moins de cybervictimisations, les jeunes adultes 2ELGBTQIA+ de chaque groupe d'âge ont continué à connaître des taux élevés de cybervictimisation, avec les taux les plus élevés étant observés chez les jeunes adultes âgés de 22 à 25 ans.
Description d'image
Un diagramme à barres comparant la prévalence de la cybervictimisation chez les jeunes âgés de 18 à 29 ans, par groupe d’âge et diversité sexuelle/de genre, en 2018.
Chez les personnes âgées de 18 à 21 ans, la prévalence de la cybervictimisation était plus élevée chez les jeunes 2SLGBTQIA+ (46 %) que chez les jeunes non 2SLGBTQIA+ (30 %).
Chez les personnes âgées de 22 à 25 ans, la prévalence de la cybervictimisation était plus élevée chez les jeunes 2SLGBTQIA+ (58 %) que chez les jeunes non 2SLGBTQIA+ (22 %).
Chez les personnes âgées de 26 à 29 ans, la prévalence de la cybervictimisation était plus élevée chez les jeunes 2SLGBTQIA+ (42 %) que chez les jeunes non 2SLGBTQIA+ (18 %).
| Diversité sexuelle ou de genre | 18 à 21 ans | 22 à 25 ans | 26 à 29 ans |
|---|---|---|---|
| 2ELGBTQIA+ | 46,1 % | 58,1 % | 41,7 % |
| Non 2ELGBTQIA+ | 30,2 % | 22,4 % | 17,5 % |
Les jeunes adultes 2ELGTBQIA+ ont également déclaré des taux plus élevés de victimisation physique (86 %) que les jeunes adultes non 2ELGTBQIA+ (54 %). En particulier, ils ont signalé des taux élevés de comportements non désirés en public (75 %) et au travail (53 %), y compris des agressions physiques et sexuelles (18 %) commises par une personne autre qu'un partenaire intime.Notes de bas de page 6
La prévalence de la cybervictimisation chez les jeunes adultes était plus élevée chez ceux qui déclaraient être en situation de handicap plus grave.
Comparativement aux jeunes adultes sans handicap, les jeunes adultes en situation de handicap léger étaient presque deux fois plus susceptibles d’être cybervictimisés et les jeunes adultes en situation de handicap modéré à grave étaient presque trois fois plus susceptibles d’être cybervictimisés.
Dans toutes les catégories de personnes en situation de handicap, les jeunes femmes adultes étaient plus susceptibles que les jeunes hommes adultes d’être victimes de cybervictimisation.
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Un diagramme à barres horizontales montrant la prévalence de la cybervictimisation chez les jeunes adultes âgés de 18 à 29 ans, par gravité du handicap et par sexe, en 2018.
Au total, 17,4 % des personnes sans handicap ont connu la cybervictimisation, dont 22,0 % de femmes et 13,6 % d’hommes.
Au total, 34,1 % des personnes ayant un handicap léger ont connu la cybervictimisation, dont 42,0 % de femmes et 22,0 % d’hommes.
Au total, 51,0 % des personnes ayant un handicap allant de modéré à très grave ont connu la cybervictimisation, dont 59,4 % de femmes et 39,3 % d’hommes.
| Catégories de sévérité globaleNotes de bas de page 7 | Hommes | Femmes | Total |
|---|---|---|---|
| Aucune handicap | 13,6 % | 22,0 % | 17,4 % |
| Légèr | 22,0 % | 42,0 % | 34,1 % |
| Moyenne à très grave | 39,3 % | 59,4 % | 51,0 % |
Remarque : La somme des pourcentages n'est pas égale à 100, car certaines personnes interrogées ont choisi de ne pas divulguer leur identité sexuelle et de genre.
Conclusion
Bien que ces nouvelles données répondent à certaines questions sur la prévalence de la cybervictimisation en fonction du genre, de la sexualité, de situation de handicap et de l’âge, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre la prévalence de la cybervictimisation au sein de ces groupes. Par exemple, la recherche pourrait explorer les facteurs liés à des taux plus élevés de cyberintimidation chez les jeunes et les jeunes adultes 2ELGBTQIA+ et en situation de handicap. Elle pourrait également étudier l’impact du cumul des victimisations sur les jeunes et les jeunes adultes de ces communautés.
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