Connaissances, apprentissage et recherche
Le Centre canadien mène, coordonne et finance la recherche. Il développe des ressources factuelles, comme des revues systématiques des données probantes, en repérant et analysant des études de recherche pour appuyer les meilleures pratiques et les politiques. Le Centre canadien collabore également avec des experts nationaux et internationaux de premier plan. Le Centre canadien met l'accent sur la recherche pratique axée sur l'action qui peut être utilisée par les praticiens de première ligne et les responsables des politiques qui luttent contre la radicalisation menant à la violence au Canada.
Réseaux de recherche
Le Centre canadien finance, organise et coordonne la recherche et la diffusion de connaissances pour mieux comprendre la radicalisation menant à la violence afin de trouver les meilleures façons de la prévenir et de la contrer. Il travaille étroitement avec plusieurs réseaux multilatéraux et de sociétés civiles, notamment :
Groupe des cinq – Réseau de recherche-développement pour contrer l'extrémisme violent
Le gouvernement du Canada, représenté par Sécurité publique Canada, et des représentants des gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande sont membres de ce réseau multilatéral, qui coordonne la recherche et le développement pour contrer l'extrémisme violent. Le Groupe des cinq aide les pays participants à mieux comprendre le terrorisme et l'extrémisme violent, et ensemble ils acquièrent et diffusent de nouvelles connaissances et développent des capacités sur la lutte contre la radicalisation menant à la violence. En partageant les leçons apprises et en identifiant les besoins communs et les lacunes, le Groupe des cinq favorise une approche plus intégrée visant à constituer une base de données probantes publique et partagée.
Campbell Collaboration pour la revue systématique des données probantes
La plus grande initiative conjointe du Groupe des cinq est un partenariat de plusieurs années avec Campbell Collaboration, un réseau de recherche international qui utilise des normes reconnues mondialement pour évaluer la recherche et des données factuelles de pointe qui appuient les responsables des politiques et les praticiens dans la prise de décisions. Le réseau publie des revues systématiques et des matrices des lacunes de recherche identifiées qui rassemblent et analysent toutes les données factuelles pertinentes et de haute qualité dans plusieurs domaines des politiques et sciences sociales, notamment la criminologie et la justice, l'éducation et le mieux-être des enfants et des jeunes. Le Centre canadien a codirigé la création d'un nouveau programme de synthèse des données probantes, en collaboration avec Campbell, spécifiquement sur la lutte contre l'extrémisme violent. Les premières revues ont été publiées en 2020. Ce programme de lutte contre l'extrémisme violent a été établi en partenariat avec la Direction des sciences et de la technologie du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, au nom du Groupe des cinq, et avec le soutien d'autres partenaires canadiens, notamment Patrimoine Canada et le Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada.
Ce partenariat de recherche internationale mène des revues systématiques des données probantes sur la lutte contre la radicalisation menant à la violence pour orienter l'élaboration des politiques et les pratiques d'intervention au Canada et à l'étranger. Le Centre canadien, avec l'appui financier de Patrimoine canadien et du Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada, fournit un financement aux projets suivants (en anglais seulement) :
- Case management interventions seeking to counter radicalisation to violence and related forms of violence: A systematic review.
- Mapping the scientific knowledge and approaches to defining and measuring hate crime, hate speech, and hate incidents: A systematic review.
- Multiagency programs with police as a partner for reducing radicalisation to violence.
- Hate online and in traditional media: A systematic review of the evidence for associations or impacts on individuals, audiences and communities.
- Are tools that assess risk of violent radicalization fit for purpose? A systematic review.
Étant donné son rôle de premier plan, le Centre canadien travaille également avec le département de la Sécurité intérieure des États-Unis et le Groupe des cinq pour sélectionner et aider à développer des revues systématiques sur d'autres sujets comme les facteurs de risque et de protection associés à la radicalisation violente, ainsi que sur l'efficacité des interventions en ligne et celles fondées sur les récits. Pour en savoir plus sur les publications, les revues et les études en cours, visitez le site Web de Campbell Collaboration.
Réseau canadien de recherche sur la sécurité, l'extrémisme et la société (CANSES)
CANSES est un réseau national de recherche universitaire sur la sécurité, l'extrémisme et la société. Il favorise la collaboration et le partage des connaissances entre les chercheurs, les décideurs publics et les praticiens de première ligne issus de domaines tels que la sécurité communautaire, les services sociaux, la santé, l'éducation, ainsi que les forces de l'ordre et la sécurité nationale. Lancé en 2024, CANSES bénéficie d'un soutien financier du Fonds pour la résilience communautaire de Sécurité publique Canada. Hébergé à l'Université Simon Fraser et dirigé par une équipe de direction composée de chercheurs provenant d'universités à travers le Canada, CANSES vise également à renforcer les liens entre le Canada et des experts ainsi que des centres de recherche à l'international, notamment par l'intermédiaire du programme des Partenariats universitaires internationaux pour la science et la sécurité (IAPSS). CANSES s'appuie sur l'héritage du Réseau canadien de recherche sur le terrorisme, la sécurité et la société (TSAS), et s'engage à produire, soutenir et diffuser des recherches appliquées, pertinentes pour les politiques et les activités sur le terrain, notamment en offrant un appui et des occasions aux chercheurs en début de carrière.
Réseau des praticiens canadiens pour la prévention de l'extrémisme violent (RPC-PREV)
Fondé en 2017 avec le soutien du Fonds pour la résilience communautaire de Sécurité publique Canada, le RPC-PREV est un réseau fondé sur des données probantes et centré sur les praticiens, engagé dans la prévention de l'extrémisme violent. Il constitue un carrefour central et essentiel pour la mobilisation des connaissances, la recherche et l'apprentissage, destiné aux professionnels et aux organisations œuvrant dans la prévention de l'extrémisme violent et dans des secteurs connexes. Son cadre d'intervention repose sur quatre domaines interreliés, jugés essentiels à la prévention de l'extrémisme violent :
- Développer des lignes directrices sur les meilleures pratiques fondées sur des données probantes et sur le consensus pour prévenir l'extrémisme violent;
- Recenser les initiatives existantes et promouvoir la collaboration grâce à une cartographie continue, à l'échelle du Canada, des services de prévention;
- Développer et renforcer les capacités des praticiens de divers secteurs et disciplines;
- Mener des travaux de recherche, notamment des revues systématiques des données probantes.
Dans le cadre de l'initiative Partenariat virtuel dans la pratique (Project VPIP), le RPC-PREV soutient également les praticiens à travers le Canada qui travaillent avec des individus ou des groupes aux premiers stades de la radicalisation menant à la violence, et/ou qui sont directement impliqués dans l'extrémisme violent. Le PVP offre une plateforme à ses participants pour partager leurs expériences, établir des partenariats solides, s'appuyer mutuellement pour obtenir du soutien et améliorer leurs pratiques. En plus de ce travail, le CPN-PREV produit, offre et diffuse, tant en présentiel qu'en ligne, des formations, des activités de mobilisation des connaissances, une série de balados, ainsi que des modules d'apprentissage en ligne destinés aux professionnels issus de divers secteurs et disciplines.
Partenariats universitaires internationaux pour la science et la sécurité (IAPSS)
Lancée en mars 2024 en partenariat avec le Groupe des cinq, l'initiative des Partenariats universitaires internationaux pour la science et la sécurité (IAPSS) constitue un carrefour international d'échange de connaissances réunissant des universitaires, des représentants gouvernementaux et des acteurs de l'industrie afin de faire progresser le domaine de la prévention et de la lutte contre l'extrémisme violent.
L'IAPSS est dirigée par le Centre for Research and Evidence in Security Threats (CREST) du Royaume-Uni et le National Counterterrorism Innovation, Technology, and Education Center (NCITE) des États-Unis. Ce partenariat international vise à rassembler des centres de recherche universitaires issus des cinq pays partenaires et au-delà, afin d'offrir une plateforme favorisant l'échange approfondi de connaissances entre pays et le développement de la prochaine génération d'experts, notamment en mettant l'accent sur les chercheurs en début de carrière. Le Centre canadien collabore avec les responsables gouvernementaux et universitaires de l'IAPSS pour soutenir la participation de chercheurs, d'étudiants et d'universités de l'ensemble du Canada.
Réseaux de recherche précédents
Réseau canadien de recherche sur le terrorisme, la sécurité et la société (TSAS)
Créé en 2012 grâce au financement du projet Kanishka, le TSAS était une organisation universitaire indépendante et multidisciplinaire qui a soutenu la recherche et le partage des connaissances jusqu'en 2023. Le Réseau canadien de recherche sur la sécurité, l'extrémisme et la société, lancé en 2024, s'appuie directement sur les fondations établies par le TSAS, qui visait à renforcer les capacités nationales de recherche sur les menaces liées au terrorisme et à l'extrémisme violent, les réponses sécuritaires, y compris la lutte contre l'extrémisme violent, ainsi que les répercussions du terrorisme et de la sécurisation sur la société canadienne.
Initialement établi à l'Université de la Colombie-Britannique, le TSAS a été codirigé par l'Université de Waterloo, qui en a ensuite assumé le rôle de siège administratif, notamment pour gérer la subvention de partenariat de sept ans octroyée par le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH). Plus de 400 chercheurs et étudiants, provenant de l'ensemble du Canada ainsi que de pays partenaires tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suède, l'Australie et les Pays-Bas, ont contribué au réseau. Après sa création, le Centre canadien est devenu le principal point de contact pour les institutions partenaires du gouvernement du Canada collaborant avec le TSAS. Au cours de ses plus de dix années d'activité, le TSAS a favorisé la collaboration interdisciplinaire entre chercheurs, facilité les échanges entre milieux universitaires et décideurs publics, contribué à former une nouvelle génération élargie de spécialistes dans ces domaines, et inspiré la création de plusieurs initiatives à l'échelle internationale, notamment le Centre for Research and Evidence on Security Threats (CREST) du Royaume-Uni.
Projet Kanishka
En activité de 2011 à 2016, le projet Kanishka a investi dans la recherche sur les enjeux liés au terrorisme touchant le Canada, y compris la prévention et la lutte contre l'extrémisme violent. Il a jeté les bases nécessaires pour mieux comprendre ce que signifie le terrorisme dans le contexte canadien, son évolution au fil du temps, ainsi que les moyens d'élaborer des politiques et des programmes plus efficaces pour y faire face. Le projet a permis de constituer une communauté multidisciplinaire d'expertise au Canada afin d'améliorer la compréhension publique du terrorisme et des mesures de contre-terrorisme, tout en favorisant un dialogue approfondi entre les chercheurs et le gouvernement sur les besoins en matière de connaissances. Au cours de sa durée, le projet Kanishka a financé près de 70 projets et a contribué à rassembler des experts pour partager des connaissances en matière de contre-terrorisme à travers des événements et des conférences. En plus de soutenir la création d'initiatives telles que le TSAS, il a également appuyé le développement et la mise à l'essai de programmes de prévention précoce au Canada. Ces investissements ont joué un rôle déterminant dans la création du Centre canadien, ainsi que dans sa mission de soutenir les politiques et les programmes visant à prévenir et à contrer l'extrémisme violent, tout en poursuivant le développement et le renforcement de la recherche et des données probantes, notamment par l'intermédiaire du Fonds pour la résilience communautaire de Sécurité publique Canada.
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