Troisième série de projets de recherche sélectionnés dans le cadre du projet Kanishka

Le programme de contribution du projet Kanishka était un investissement pluriannuel du gouvernement du Canada dans la recherche axée sur le terrorisme.

Le 23 juin 2011, le premier ministre Stephen Harper a annoncé le projet Kanishka, une initiative nommée en l'honneur du vol 182 d'Air India, qui a été la cible d'un attentat à la bombe le 23 juin 1985, causant la mort de 329 personnes, dont la majorité était d'origine canadienne. Cette initiative a investi dans la recherche sur des questions pressantes pour le Canada en matière de terrorisme et de lutte contre celui-ci. Les recherches financées par ce projet permettrait d'accroître notre compréhension des méthodes et tactiques de recrutement des terroristes, ce qui contribuerait à élaborer des politiques, des outils et des ressources destinés aux agents d'application de la loi et aux personnes travaillant aux premières lignes.

L'objectif premier du projet était la recherche, mais il a également financé d'autres activités essentielles pour approfondir les connaissances et bâtir un réseau de chercheurs de différentes disciplines et universités. Les recherches financées par le projet renforceraient la capacité du Canada à lutter contre ce phénomène et contre l'extrémisme violent dans le pays et à l'étranger.

Lors de cette troisième série, un financement se chiffrant à 1,7 million de dollars a été octroyé pour les projets suivants.

Les projets annoncés le 30 mai 2012 et le 28 février 2013 lors des deux premières séries comprenaient un financement totalisant plus de 2 millions de dollars. Le quatrième appel de propositions s'est achevé le 15 avril 2013.

La dynamique de la résilience : quelles sont les pratiques contre le recours à la violence

(University of British Columbia – Michele LeBaron, chercheuse principale)

Ce projet visait à enquêter sur les facteurs pouvant mener à la croissance de l'extrémisme et des pratiques favorisant la résilience dans la communauté punjabi canadienne de la Colombie-Britannique, et ils tireront des conclusions relatives aux politiques à l'appui des efforts d'application de la loi qui visent à contrer la radicalisation. Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser jusqu'à 195 313 $ sur trois ans.


Sentinelle spectrale : analytique avancée pour la connaissance de la situation et les signes précoces de l'extrémisme violent

(The SecDev Group – Rafal Rohozinski, chercheur principal, Arnav Manchanda, personne-ressource principale)

Ce projet visait à comprendre le processus de radicalisation par l'intermédiaire des médias sociaux et d'autres sources. Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser jusqu'à 231 150 $ sur un an.


La sûreté aéroportuaire : conception, gouvernance, rendement, financement et politique

(Wilfrid Laurier University – William G. Morrison, chercheur principal)

Ce projet a porté sur la sûreté aéroportuaire, la gouvernance et la gestion des aéroports. Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser jusqu'à 107 962 $ sur deux ans.


Renforcement des organisations et des réseaux œcuméniques du Canada en vue de favoriser la résilience, la sécurité publique et la lutte contre le terrorisme

(Scott Daniel Dunbar, chercheur principal)

Ce projet visait à établir les structures de leadership et organisationnelles des communautés œcuméniques du Canada afin de favoriser de saines relations interreligieuses et de renforcer la résilience contre le terrorisme. Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser jusqu'à 268 000 $ sur trois ans.


L'expérience et l'intervention du Canada dans le domaine du terrorisme à auteur unique

(Royal United Services Institute – Charlie Edwards, chercheur principal)

Ce projet a analysé les caractéristiques des attaques à auteur unique et les pratiques exemplaires pour intervenir à la suite de tels actes. Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser jusqu'à 137 240 $ sur un an.


Combler l'écart : le rôle du secteur privé dans la lutte contre le terrorisme

(Conference Board du Canada – Satyamoorthy Kabilan, personne-ressource principale)

Ce projet a examiné les connaissances du terrorisme que possède le secteur privé et le rôle que joue le secteur privé en matière de soutien aux politiques et aux mesures gouvernementales de lutte contre le terrorisme. Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser jusqu'à 145 954 $ sur un an.


Government Actions in Terror Environments (GATE) Canada : nouvelles données et perspectives

(University of Denver – Erica Chenoweth et Laura Dugan, chercheuses principales)

Ce projet visait à intégrer le Canada à l'initiative de base de données existante GATE (Government Actions in Terror Environments), gérée par la University of Denver. GATE compile les mesures prises par les intervenants gouvernementaux qui visent des cibles infraétatiques, telles que les organisations terroristes et leurs sections. Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser jusqu'à 303 664 USD sur trois ans.


Mesure du rendement et évaluation des interventions de lutte contre l'extrémisme violent

(Royal United Services Institute – Charlie Edwards, chercheur principal)

Ce projet visait à élaborer une trousse d'outils permettant de mesurer et d'évaluer les interventions de lutte contre l'extrémisme violent (LEV), destinée aux décideurs et aux intervenants. Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser jusqu'à 102 233 $ sur un an.


Évaluation des risques et de la menace et gestion de la violence de groupe

(ProActive ReSolutions, avec le soutien de la Simon Fraser University – Alana Cook et Stephen Hart, chercheurs principaux)

Le projet visait à valider les lignes directrices relatives à l'évaluation et à la gestion de la violence de groupe, y compris le terrorisme, ainsi que de former des professionnels de l'évaluation de la menace et des étudiants aux études supérieures sur l'évaluation et la gestion de la violence de groupe pendant des séances de formation de trois jours. Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser jusqu'à 31 691 $ sur deux ans.


Développement d'un répertoire sur Internet de pratiques exemplaires pour intervenir auprès des victimes et des survivants d'actes terroristes

(Centre canadien de ressources pour les victimes de crimes – Heidi Illingworth, personne-ressource principale)

Le projet visait à développer un répertoire sur Internet renfermant des recherches et des renseignements sur des pratiques exemplaires mettant en évidence les interventions qui répondraient aux besoins immédiats, à moyen terme et à long terme des victimes et des survivants d'actes terroristes. Le contenu de ce répertoire sur Internet de pratiques exemplaires serait axé sur la façon dont les représentants peuvent garantir des résultats positifs pour les victimes et les survivants, ainsi que veiller à la résilience des collectivités canadiennes. Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser jusqu'à 67 800 $ sur deux ans.


Le « bavardage terroriste » : comprendre de quoi parlent les terroristes

(Flashpoint Global Partners – Lorenzo Vidino, chercheur principal)

Le projet visait à analyser les activités en ligne d'un certain nombre de personnes et de réseaux participant à des activités extrémistes inspirées d'Al-Qaeda ou d'activités semblables dans divers pays occidentaux. Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser jusqu'à 159 563 $ sur deux ans.

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